Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 18:56

Hum, hum ... (= raclement de gorge un peu gêné).

 

Nous voici dans notre dernière année de vie selon l'interprétation Hollywoodesque du calendrier maya, mais t'inquiète c'est que des conneries, même Paco Rabanne ne prend pas au sérieux cette menace, et donc nous voici en 2012, fin février, et j'ai pas encore fait mon best of de mes lectures 2011,  mais comme dirait l'autre (il en dit des choses l'autre) mieux vaut tard que jamais, et puis j'avais un peu d'autres chats à la crème fouettée à tramer, tu vois... 

Et puis hier la remise des Césars, les cheveux de Maïween de comme si c'était des lianes,  les quelques bides (Aure Atika et sa définition de l'espoir), m'ont rappelé que j'avais toujours pas fait ce billet qui me semble pourtant juste et indispensable, mes césars à moi en quelque sorte, avec un peu moins de catégories, et une subjectivité certes beaucoup plus discutable.

 

♥ Voici mes 2 chouchous lectures 2011 execo (comment ça s'écrit execo?!?), toutes catégories confondues et sans rapport aucun, and the winners are:

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- L'inclassable, l'inimitable,  l'inénarrable  "Livre sans nom" d'Anonyme, que le père Noël il a même eu la délicatesse et bienveillance extrême de m'apporter sa suite "L'oeil de la lune" (ça et le Larousse de la Cuisine, il est éclectique le père Noël). Une petite merveille des Editions Sonatine, un pastiche de thriller gore, écrit par un espèce de cinglé ♥ qui n'a pas de scrupules à te mélanger des loups-garous, du serial killer amateur de bourbon, des épouvantails vivants, des vampires, le tout sous fond de western.

 

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-Et puis une petite merveille de résistance et d'humour "L' ombre de ce que nous avons été" de Luis Sepulveda, l'histoire de "3 vieux  qui vont se réunir en secret sous la pluie drue de Santiago près de 35 ans après le coup d'état militaire Chilien du 11 septembre 1973, 3 vieux qui auraient pu se contenter de faire des mots croisés et de mâcher et digérer leurs utopies, mais qui décident d'un dernier coup quand on n'attend plus rien d'eux." J'ai bientôt autant offert ce bouquin que l'excellentissime Junot Diaz et sa brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao, c'est dire l'engouement.

 

 

♥  Sur la deuxième marche du podium, voici:

 

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"HHhH", de Laurent Binet, ou comment faire d'Heydrich, le chef de la gestapo et des services secrets nazis, alias le boucher de Prague, une bio super originale et que j'insiste que tu pues mais alors vraiment beaucoup des aisselles si tu ne lis pas ce bouquin.

 

 

♥ Dans la catégorie BD:

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"Coucous Bouzon" d'Anouk Ricard qui a winné plus que les autres, avec cette parodie extraordinairement drôle et absurde du monde de l'entreprise sous fond "d'intrigue mais version inspecteur gadget revisitée par les Monty Python".  Enorme.

  

 

♥ Dans la catégorie "Emotion et glandes lacrymales fortement sollicitées":

 

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 "Luz ou le temps sauvage" d'Elsa Osorio, qui va te faire moucher du kleenex, avec ce thème des enfants volés pendant la dictature militaire argentine des années 70-80.

 

 

♥ Dans la catégorie Roman Noir ou comment flipper un peu ta race:

 

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 "Zulu" de Caryl Ferey m'a laissé sur le fessier, suivi de près par RJ Ellory et son "Vendetta" (encore éditions Sonatine♥♥)

 

Sinon, pas de de Prix du ragondin décomposé d'or cette année (tu l'auras compris le prix de la loose, prix décerné l'année précédente à Katherine Pancol), même si je dois admettre que "Le diable vit à Notting Hill" de Rachel Johnson y a échappé de peu, mais je savais à quoi m'attendre, alors ce serait malhonnête de ma part de lui casser du sucre sur la moelle épinière. 

 

♥ Sinon, le podium de 2010, ça donnait ça. 

 

 

Voilà, voilà, c'est tout, bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre.

 

PS: très peu d'actualités littéraires cru 2011 dans mon podium lectures 2011, certes...


Ton opinion de lecteur de l'ombre - D'autres lecteurs de l'ombre
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 09:58

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Je vais tenter d'aller à la concision pour ce bouquin, la concision étant une qualité qui m'est aussi éloignée que le bon goût capillaire chez Candeloro, mais je vais essayer car je dois faire court.

 

L'auteur, Michel Folco, nous ramène dans le passé d'Hitler depuis sa naissance jusqu'à l'aube de la première guerre mondiale. Un retour sur cette période afin de peut-être y trouver des circonstances aggravantes, des séquelles, des failles dans cette époque qui pourraient d'une certaine manière avoir déterminé (sans disculpé) le parcours funeste qu'on lui connaît tous, un peu comme quand tu grattes dans le passé d'un serial killer et que tu trouves en général de quoi te mettre sous la dent niveau influence néfaste sur le profil psychologique. Et bien en ce qui concerne Hitler: rien à signaler. RAS.

 

Certes Adi (comme sa mère l'appelle) a eu un père rigide, comme je suppose beaucoup de pères à cette époque, mais il grandit surtout avec une mère, Klara, qui ayant perdu ses 3 enfants avant la venue d'Adolf, le chérit et le met sur un pied d'estale. En cherchant dans l'enfance on y retrouve un enfant sérieux qui aurait voulu être chef peau rouge, mais bon moi quand j'étais gosse je voulais avoir les pouvoirs magiques de Gigi, mais c'est  pas à cause de cette "insatisfaction" que maintenant adulte je sors la nuit à pas de loup égorger des gens... Bref du côté de l'enfance pas de blessure de l'âme à relever. La période la plus compliquée de sa vie aura été au moment de la mort de sa mère en décembre 1907, où la effectivement il va se retrouver en galère économique à dormir dans des lits infestés de punaises, mais là encore il va plus ou moins bien s'en dépatouiller. Sa plus grande frustration il faudra plutôt  la chercher  du côté de ses prétentions en tant qu'artiste peintre-architecte, ou doublé pourtant d'une sacrée détermination et auto-estime, il va se faire refouler par deux fois à l'examen d'entrée de l'école des beaux arts de Vienne. Il déclame à qui veut bien l'entendre, même ceux qui ne veulent pas l'entendre, "Je serai un jour un grand peintre et aussi un grand architecte; d'ailleurs j'aurai ma statue sur la Franz-Josef Platz,  je peux même te montrer où exactement!". Malheureusement il voit le brillant avenir de peintre qu'il se destine s'obscurcir et se prend un peu râteaux sur râteaux artistiquement parlant. Par contre on trouve effectivement dès la petite enfance les traits qui feront de lui une bonne base de dictateur: colérique, impulsif, égocentrique, intolérant, autoritaire, ascétique. Pour cet homme à la digestion hasardeuse et aux flatulences incontenables (voilà le genre d'info que j'ai retenu aussi), son capital émotionnel lui le dirige vers tout sauf un destin de bout en train, enfin je veux dire à côté de lui Staline c'est Priscilla folle du désert (et c'est dire...)

 

En résumé on ne trouve pas matière à "comprendre" le monstre, rien de bien solide comme dossier qui puisse permettre "d'expliquer" les dommages de l'adulte, ce qui finalement est bien effrayant, car on aurait mieux aimer sonder dans le passé et y trouver les racines du mal, mais que dalle, rien de bien sérieux, juste se rendre à l'évidence qu'on ne naît pas forcément serial killer, mais qu'on peut le devenir, à sa guise.

 

Bon voilà je ne sais pas si je fais franchement honneur au livre,  je dois admettre que malgré l'originalité du texte,  je ne suis pas restée happée par la lecture de cette pas tout à fait biographie qui mélange justesse historique mais surtout une grande liberté de fiction, c'est peut-être que dans ce style j'ai encore fraîchement en mémoire le talentueux Laurent Binet et son "HHhH", et que genre maintenant je vois pas franchement qui peut lui arriver à la cheville. Dans mes lectures de "bio" il y aura toujours un avant et un après Laurent Binet. 

 

Je te laisse mon très cher lecteur de l'ombre, je vais faire un truc de "ouf" comme dirait plus personne, et c'est ce qui est souhaitable: je vais manger un kiwi.

 


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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 17:20

 

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Au petit matin (enfin je mythone il était un peu 12h00, mais bon...) je suis partie cahin caha vers ma librairie, cheminant tel Casimir en mode cow-boy asthmatique (je suis à deux semaines d'accoucher les gars, et j'ai la grâce d'un vomi frais sur le bitume).

Emmitouflée dans une solitude délicieuse (oui ça fait du bien d'être de temps à autre complètement seule) (je peux être ours des fois), je suis allée faire quelques petits achats-bouquins que je fais toujours noter scrupuleusement dans une carte de fidélité parce que je le vaux bien et puis parce qu'au bout du compte quand t'as dépensé pleins de sous ils te refilent une remise, certes il ne vaut mieux pas calculer la somme totale des dépenses ayant permis cette réduction somme toute modeste, mais c'est toujours agréable de payer 4 livres pour le prix de 2.

Dans mes acquisitions du jour, un livre dont j'attendais sa version poche, patiente tel le guépard à l'affût de la gazelle (c'est patient non un guépard ?) : il s'agit de "Femmes de Dictateurs" de Diane Ducret. Je peux te dire que ma solitude et moi on était fort content de le trouver, on aurait presque fait un pas de danse si on n’avait pas les jambes gonflées comme des châteaux gonflables de parc d'attraction minable.

Soudain j'ai été distraite par une cliente, moi je suis comme çà je laisse trainer l'oreille, c'est mon côté CIA, et surtout quand je sens que ça va être drôle (enfin drôle tu en jugeras par toi même mais moi ça m'a fait rire).

 

-La cliente s'adressant à la vendeuse: "Mabanckou - Bonjour!" (lancé avec un accent à la Valérie Lemercier dans les Visiteurs)

 

(Je ricane)

 

- La vendeuse qui semble être une stagiaire: "pardon?"

 

- la cliente: « oui je cherche un livre de Mabanckou, c'est un auteur français mais il est noir comme il se plait à le dire! » fanfaronne t'elle...

 

(Et oui, nous avons affaire à une belle perle des libraires, bon déjà et d'une si je ne me trompe pas ce mec il est d'origine congolaise, mais même s'il était né à Perros Guirrec, ce serait du pareil au même, je sens qu'on a du niveau là, je continue de tendre l'oreille...

 

- la vendeuse: "Quelle référence vous recherchez?"

 

- La cliente qui a un bonnet en poil de rat gris, ou autre animal gris: "un poche"

 

(Je re-ricane face à la précision de la cliente)

 

- la vendeuse:"non mais quel titre ?"

 

- La cliente balance le titre et enchaîne " vous savez il est extraordinaire cet auteur, il est passé à la grande librairie, vous connaissez, c'est FORMIDABLE comme émission, vous savez  NOUS ON REGARDE QUE LA 5 VOYEZ-VOUS!!!!"

 

Elle parle plus fort maintenant, et je me dis que c'est peut-être François Damiens qui fait une caméra cachée, je la regarde bien, non c'est bien une dame qui ne regarde que la 5 et qui parle comme Valérie Lemercier dans les Visiteurs.

 

Bon je vais arrêter de faire les dialogues, mais la dame au bonnet gris de poil de loutre, ou autre animal gris, a enchaîné connerie sur connerie dans des sons qui partaient dans les aigus. La vendeuse, quant à elle, a fait que non elle ne connaissait pas l'émission de la grande librairie, ce qui excuse prends moi pour une grosse snob et dieu sait que je ne suis pas non plus une fan absolue de cette émission, mais pour une libraire, ou une libraire en devenir, ignorer la presque unique émission littéraire du petit écran c'est un peu pousser mémé dans les orties. Soudain se rapproche une autre stagiaire avec une vilaine acné rebelle "Y'a une cliente qui veut savoir où se trouve le livre "Le parfum", tu connais cte bouquin ? " et là l'autre stagiaire fronce les sourcils révélant sa méconnaissance de Jean Baptiste Grenouille et tape vigoureusement sur son ordinateur. Et d'une perle, deux perles, trois perles...

 

Bon OK peut-être que ce ne fera rire que moi, mais ce matin (ok ce midi), ça m'a fait ricaner moi et ma délicieuse solitude ponctuelle.

 

Sinon j'ai acheté trois autres bouquins que j'avais gardé au chaud, et en gros je tape moyennement dans la littérature  confortable et molle de chambre de maternité, je me suis dit que si je coince neuronalement, je pourrai toujours dire à mon mari d'aller me chercher le dernier  Grazia dans le hall de la maternité. Je vais quand même glisser ses bouquins dans ma valise entre le sèche-cheveux (épisiotomie?) et les slips jetables (la délivrance et la grossesse s'accompagnent de toute une nuée de mots glamour que je suis désolée je ne t'épargne pas) (Ronsard, et mignonne allons voir si la rose, et donc ami poète passe ton chemin.)

 

En attendant je suis là à te raconter des inepties alors que je devrais de parler des autres bouquins ou BD que j'ai lu dernièrement, mais c'est tout moi, plus je suis en retard, plus je me mets en retard, comme dirait l'autre...

 

Voici les bouquins lus, et qui attendent leur jugement dernier (en toute humilité):

 

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Et sinon toi ça va mon très cher lecteur de l’ombre ?

 


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