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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 09:56
Frida

 

(Soundtrack: "El ultimo trago" et "Adoro" de Chavela Vargas)

 

 

Mon admiration pour cette femme a débuté il y a fort longtemps. Bien avant que tu ne la retrouves estampillée un peu partout, genre sur un combishort taille 6 ans chez Monoprix...

 

C'est Le Clézio, à une époque où j'avais à peine 18 ans et un look de sortie de boite mi Gwen Stefani mi Yetta Rosenberg, qui avec son bouquin Diego et Frida, un de mes préférés, m'a fait découvrir Frida. C'est par l'intensité de cette histoire d'amour sinueuse, complexe, vivante, torturée et belle entre Diego et Frida, que j'en suis venue à m'accrocher à cette femme, m'apportant là peut-être la preuve, la résilience, que l'amour, la passion, pouvait être un truc envisageable (mes barbies étaient divorcées, les gars, et moi je voulais vivre seule avec des bergers allemands et faire des reportages dans des pays en guerre). 

C'est assez particulier de me rendre compte que c'est par ce biais là de sa personnalité sismique qu'a débuté mon admiration, ça aurait pu être par sa peinture, par son engagement politique, culturel, sa modernité, son atypisme, mais ça a commencé par Frida ET Diego. Après de toute évidence je n'ai cessé de vouloir creuser, d'en savoir plus et j'ai découvert tout le reste de sa vie. Quelques années plus tard, en me mariant, en 2004, #vioque, j'ai fait un faire part très mexican power avec Frida et Diego dessus, pas nous en photos, mais eux, normal. Je me souviens aussi la première fois que j'ai vu les peintures de Frida en vrai, j'avais pris un aller retour à la gare du Nord sur une journée, juste pour aller la voir à la Tate Modern, c'était en septembre 2005.  Je n'avais pas une tune, mais j'ai creusé mon débit non autorisé pour faire cet aller retour, et je me suis retrouvée déstabilisée arpentant le musée le mascara dégoulinant (=j'ai pleuré) en découvrant son oeuvre crue, et communicante, terriblement émouvante, dense et à la fois colorée, presque festive. Ça a été une sacrée claque. 

Tiens une anecdote récente au sujet expo sur Frida.  Là dernièrement, je vois que le Victoria and Albert museum à Londres propose une exposition des objets personnels de Frida et notamment de ses robes, l'article (c'était dans le Milk Deco) dit que l'expo se termine le 16 juin, autrement dit là... Ivre d'euphorie, ivre tout court, j'achète des billets d'avion genre au prix d'un billet de métro, (je suis le Huggy les bons tuyaux des billets éco') pour aller la voir avant, et donc danse de la joie toussa, et... Et en fait l'expo débute le 16 juin, et non pas se termine le 16 juin, merci l'article de Milk Déco Magazine fort erroné sur les dates (remboursée!) Je l'ai un peu mauvaise, bien que London soit toujours a good idea, mais j'y allais dans cet objectif précis.

Mais bon je me suis consolée en me disant que tant pis j'irais voir tout ça en vrai à Mexico DF (emoticon princesse). 

 

Allez si tu le veux bien, revenons en aux bouquins, et j'en ai un peu sous le coude, mais je vais te faire mon top 3 de mes favoris:

 

1. Le Clézio, avec "Diego et Frida", tu l'auras compris. Le Clézio et moi c'est une vieille histoire, lui et Pennac étaient mes chouchous à une époque où j'avais dans les 14 ans, où je lisais aussi beaucoup du Mary Higgins Clark et Danielle Steel (j'ai toujours fait le grand écart, et je continue d'appliquer à la lettre ce modus operandi, dans tout d'ailleurs). 

 

2. La référence niveau biographie est l'excellent "Frida" de Hayden Herrera, Frida. J'ai lu d'autres bio mais celle ci est la plus complète, sur la couverture de mon bouquin il y a la bouille de Salma Hayek, qui par ailleurs avait fait un film qui tenait la route sur Frida Kahlo (au moment où je te parle j'écoute la très bonne BO de ce film).

 

3. Et enfin ma dernière découverte, un bouquin que j'ai acheté il y a un peu plus d'un an à Madrid d'une dessinatrice dont j'admire le travail Maria Hesse,"Frida Kahlo, una biografía" c'est éblouissant, et même si tu ne captes pas un traître mot d'espagnol, tu peux te l'offrir rien que pour la beauté de l'ouvrage. Quelque chose me dit qu'ils ne vont pas tarder à le traduire, en tout cas, ce serait malin de la part d'une maison d'édition française de mettre la main dessus, vu le marché commercial ascendant qu'est Frida, un peu de bon sens business bordel. Pour info cette même nana Maria Hesse vient de faire une bio dessinée de Bowie qui me fait sérieusement du rentre dedans.

 

Voilà, voilà, c'est un résumé de ce que me dicte mon coeur quand je veux parler de Frida, je ne fais pas dans la sobriété avec elle, déjà que je ne suis pas très forte en sobriété. Je crois qu'elle est un modèle dans ses contradictions et ses failles aussi, et puis parce que même si la vie lui a mis des sacrés bâtons dans les roues, elle a toujours su briller au dessus des ciels orageux, elle est inspirante, multi-inspirante. Cette femme est dans mon coeur, comme si c'était un membre de ma famille (ce n'est pas du fanatisme, c'est beaucoup plus doux et évident que ça), un jour j'ai cherché la phrase que je voulais me faire tatouer d'elle et j'ai choisi celle ci qui se balade sur mon bras droit "Pies para que los quiero, si tengo alas para volar", je ne te traduis pas, je trouve que ça se comprend très bien comme ça, et c'est le message le plus beau que l'on puisse s'auto-appliquer, ou transmettre.

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre.

 

PS: je n'ai pas cité le magnifique boulot de Benjamin Lacombe sur Frida, mais je ne me suis pas encore acheté ce livre, j'attends que quelqu'un le fasse pour moi. A bon entendeur.

 

REPS: quand je parle trop de Frida, j'ai aussi très envie de boire un mezcal, oui même à 9H53 du matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 09:52

(Soundtrack: "It's now or never" Elvis Presley)

(Voici mon seul livre, je crois, avec une photo de "cheval" dessus)

(Voici mon seul livre, je crois, avec une photo de "cheval" dessus)


 

La dernière fois que j'ai voulu passer par là, te causer sur ce blog, c'était aujourd'hui. Hier. Avant Hier. Et tu peux remonter comme ça dans les chutes de Niagara du temps jusqu'à ces deux années et 3/4 écoulées. 

 

Silence.

 

Silence glacial (là c'est mon signe astrologique scorpion ascendant tragico-exagéré qui parle) (#dramaqueen)

 

Silence tout court.

Rien.

Mais pourtant là.

Tout ce temps écoulé que l'on conjugue à l'imparfait (et à juste titre) j'ai du prioriser. On va faire court, mais je peux faire (large) Koh Lanta ET Survivor maintenant, car j'ai survécu aux quatre presque années d'une création d'entreprise. (Et là je voudrais mettre un emoticon, mais je n'en trouve aucun qui soit digne de ces émotions là, je suggère qu'on crée un emoticon avec une tête d'hôtesse de l'air souriante qui sue du sang). (car c'est comme ça que je me suis sentie pendant toutes ces années d'avoir aussi l'impression de se faire emboutir par une moissonneuse batteuse, et de continuer à avoir ce sourire, un poil crispé, d'hôtesse de l'air disciplinée qui maîtrise les turbulences, intérieurement).

 

Bref.

 

Et maintenant, et bien maintenant, je m'octroie le droit de me dire que je peux reprendre du service bloggaire. C'est un peu comme rappeler ces chevaux sauvages que j'ai en moi, et que j'ai du garder dans un enclos, et leur dire ça y est les gars, allez y courrez, galopez, reprenez votre liberté de chevaux sauvages. Et là les chevaux ils trépignent les mecs, ils veulent galoper. Galoper beaucoup.

 

C'est quoi ce simulacre de "métaphore" des chevaux sauvages? Et bien sache que c'est la première image, qui m'est venue pour évoquer mon tsunami intérieur d'envie d'écrire, des choses, plein, des choses folles, sérieuses, ineptes, des choses... 

Cette fois ci c'est la bonne, je m'y recolle.

 

En vrai j'ai tenté de m'y remettre plusieurs fois à cette périodicité relative bloggaire, mais à chaque fois, chaque tentative se soldait par un échec mordant. Alors j'ai voulu mettre ma volonté molle sur le compte des bonnes résolutions, mais les résolutions, selon moi, c'est taillé pour les gens qui veulent être des autres qu'ils ne sont pas, de la trahison en somme, c'est comme aller à l'encontre de son courant, de son propre courant, c'est outrageusement vilain à défaut d'être hypocrite. A la fois la volonté était molle, molle car rationnelle, elle sait que les journées ne cachent pas d'autres journées en leur sein, rien de tout ça, bien au contraire. La volonté était molle, mais je lui ai trouvé une option de faisabilité. 

 

Dans le fond le problème c'est ce petit connard de manque de temps, mais pas que, il a le dos large celui ci, mais disons qu'il sert de fort alibi aussi. Je pense également que c'est une question de disposition mentale. Et bien là, je me mets à disposition de moi même, bordel. Un peu, au moins.

 

Ce blog a été crée en 2006 #vioque, genre je reçois des CV de gens qui étaient encore à l'école primaire en 2006 #vioqueencore, je m'en souviens comme si c'était hier, ce petit appartement fort mignon au dernier étage sous les toits en tuile. Ce T1 avait ces deux grands velux que j'adorais d'où on pouvait observer la course des nuages. Je me rappelle même de la précision de détails qui n'ont pas de sens. La position de cette bougie au parfum trop sucré, presque écoeurant. La tasse de thé ébréchée. Le bruit de la rue en bas. Gotham. On vivait dans cette partie de Madrid qui nous faisait penser à Gotham City. Un immeuble coincée entre la calle Alcala et la Gran Via, et la rue des sex shops glauques, la calle Montera. Stop. 12 années se sont écoulées.

 

Et là, ce sont 2 années et 3/4, que je ne viens plus te parler de bouquins avec ce manque de sérieux qui est ma signature.

Et bien, sache que moi et mes chevaux au galop on est fort content de revenir par là. Vraiment.

Et la prochaine fois que je viens par là, je viens te parler de Frida Kahlo, et de comment je suis un peu le Stéphane Bern de Frida Kahlo, et de comment je commence à en avoir ras la soquette de la voir partout, et nulle part à la fois, du coup je te parlerai de mes livres préférés à son sujet. 

 

Bien à toi.

 

(PS: cette histoire de chevaux sauvages, c'est d'autant plus idiot comme image, que je suis le genre parfaitement incompétente sur un cheval. Ou sur un poney) 

 

(RE PS: next step avoir un blog pas moche, car je trouve celui ci fort laid, et que aussi je n'ai plus envie qu'il s'appelle "mescontemplationsetmesdigressions". Alors j'ai réfléchi à quel nouveau nom je voudrais lui donner, et j'ai trouvé "Pas Virginia Woolf", j'ai réfléchi moins de 7 secondes, d'où cette trouvaille, mais très souvent je fais confiance à mes idées éclairs qui ne brillent pas forcément de génie, mais qui ont le mérite d'être honnêtes car spontanées) (A suivre)

 

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 22:44
Not that kind of Girl,  Lena Dunham

Ce soir j'ai hésité entre boire un peu trop de vin et me marrer devant Arrested Development, ou boire un peu trop de vin et venir passer le bonjour à toi mon blog délaissé, envasé dans ce silence.

 

Au bout du compte je ne boirai pas trop de vin, car je suis une bourgeoise et le vin qu'il me reste à la maison me fait vachement pas trop rêver (la sagesse). Du coup je viens par la même occasion te causer bouquins mon très cher lecteur de l'ombre, te raconter rapidement que je n'ai pas perdu mon mojo, mais que je me laisse emporter dans la vie qui se dérobe et se barre trop vite sans te laisser le temps de poser tes lipides sur une chaise et raconter des bêtises bloggaires, les jours continuent de me passer dessus comme une fille facile, comme un ouragan, la tempête en moi, qui a balayé le passé (crédit Stéphanie de Monaco, placé en mode coq à l'âne-n'importe quoi).

 

Tu lis toi en ce moment? Moi je fais ma dilletante, je passe d'un bouquin à un autre, je me complique ma vie de lectrice vachement moins assidue en me collant des lectures un peu ardues ou hard core (genre le dernier Roberto Saviano qui se cogne le sujet coton du business de la Cocaïne), entre autres lectures pas trop finger in the nose... J'ai aussi lu plein de chouettes BD, qu'un jour peut-être, qui sait (pas moi en tout cas), j'aurai le loisir de t'en parler. Mais mon blog est à l'image de ces baskets de running flambant neuves que je me suis récemment achetées: pleine de bonnes intentions, mais pas de temps et aussi un peu d'un certain manque de franche bonne volonté (surtout pour le running si tu vois ce que je veux dire).

 

Pourtant toi même tu sais que si j'écris pas, je boue (du verbe bouillir), et que du coup je deviens vénère de l'intérieur (que c'est laid ce mot), mais en continuant de sourire comme une hôtesse de l'air, ce qui est moyennement sain, alors c'est pourquoi aujourd'hui je suis venue te taper la causette d'un bouquin qui m'a plu, qui sied à merveille de point nommé à mes neurones fragilisés par de la fatigue +++.

 

Je te la fais pas tu sais pas qui c'est Lena Dunham, car même si t'es dans mon triste genre à n'avoir vu que 3 ou 4 épisodes de Girls (honte à toi et à moi), tu sais qui c'est, et très bien. Cette nana c'est une bombe de franchise, de drôlerie, de cojones, de bonhomie, de sans-gêne, de féminisme, de cellulite assumée, de regard qui frise, bref une très chouette fille. Ce qui est supposé être un antiguide à l'usage des filles d'aujourd'hui, ressemble plus à une mini bio, c'est très souvent hilarant, un poil brouillon, brillant, mais en gros, je n'en attendais pas moins de cette nana talentueuse.

 

Moi j'adhère, et mon petit doigt me dit que toi aussi tu pourrais potentiellement adorer ce bouquin.

 

Voilà c'est tout, et c'est déjà ça.

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre,

 

PS: oui je me suis pas décarcassée, mais c'est déjà ça, einh ? sois pas dur avec moi même

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 05:38
"Gone girl" ou "les apparences" Gillian Flynn

INSOMNIA. Ca semble être le nom d'une gigantesque boîte de nuit de la Costa Dorada, ou le nom d'une discothèque de Centre Bretagne qui veut se la jouer Ibiza, un truc où je foutrais jamais les pieds en somme, un nom bien pourri de quelque chose que vient de me secouer d'un sommeil certainement pas très profond à 4h27. J'ai ouvert les yeux en grand tel un hibou vigilant et je me suis fait la réflexion que je n'avais pas écouté le soundtrack de West Side Story depuis au moins 6 ans...

oui exactement ce que tu es en train de lire...

Est-ce que c'est une foutue heure que de se réveiller à 4h27 en se faisant la réflexion que je n'ai pas écouté cette BO depuis si longtemps ? Je t'épargne la réponse tellement je me mettrais des claques d'être debout à cette heure indécente de la nuit en train de boire un mauvais jus de pamplemousse. Après si on creuse un peu, je me suis réveillée avec une sensation de fourmis dans les mains, un truc un peu fou, mais comme si ses mains elles allaient pas se calmer tant que j'allais pas venir t'écrire. Tu le sais, ou d'ailleurs tu le sais pas, mais sincèrement je souffre de ne pas écrire, oui même des conneries. C'est un peu comme si j'avais perdu mon mojo, c'est un peu comme si j'étais devenue ce genre de personne qui répond un "comme un lundi" à quand on lui demande comment ça va, bref un truc qu'est pas moi. Parenthèse confession intime, je suis très satisfaite, épanouie dans mon travail, vraiment même si je me carre des heures de cinglée, je suis heureuse, mais comme je suis quelqu'un de fichument exigeant, je voudrais plus. En gros pour la faire courte je voudrais aussi plus de parenthèses pour lire, écrire et partager autour des bouquins, parce que c'est un truc un peu essentiel pour moi, je veux pas me la jouer tragique et mettre "vital", ça c'est un truc que j'aurais écrit à 17 ans, mais c'est important et équilibrant pour moi. En somme j'ai deux résolutions pour cette année: arrêter de petit déjeuner n'importe quoi et comment, mais aussi m'imposer du temps pour lire ET écrire, car l'un ne va pas sans l'autre.

Si tu le veux bien vu qu'il est 5h17, et que je me dis que ça serait pas mal que je me speede, si je veux au moins me recoucher une petite heure avant d'affronter ce jour de la semaine qui est toujours une longue et fatigante journée de travail, donc si tu le veux bien je vais te parler d'un bouquin dont je voulais te causer depuis un bout de temps, genre depuis la sortie du film... Juste avant tu m'excuseras mais je ne me donnerai même pas la peine de corriger mes fautes d'orthographe, alors si t'es un peu Bernard Pivot sur les bords ou que tu as le bescherelle dans les toilettes tes yeux vont saigner.

"Gone Girl" (en VO) ou "les apparences" est un bouquin qui a traîné sur ma table de nuit pendant un bout de temps faisant de la compagnie poussiéreuse à d'autres bouquins inachevés et des crèmes pour les mains que je ne mets jamais (toi aussi tu achètes des crèmes pour les mains que tu ne mets pas ?§ §!? rassure moi). Je le lisais par petit bout, puis le lâchais, alors qu'il me plaisait bien, mais va savoir j'arrivais pas à complètement m'abandonner à ce bouquin. Mais quand j'ai su que David Fincher en avait sorti un film, je me suis mis en mode machine de guerre pour achever le bouquin, car je ne me voyais pas aller voir le film sans avoir terminé le bouquin, normal je voulais pas qu'on me spoilerise un bouquin en attente.

Alors ne faisons pas un mini résumé, car à moins d'avoir passé les 12 derniers mois à étudier la reproduction du boa constrictor imperator au fin fond de la jungle colombienne non "Farc'isée", tu en as forcément entendu parler de ce film (ou de ce livre), et t'as bien compris qu'il s'agit d'une femme mystérieusement disparue, et que tout accuse le mari.

Comme je veux la faire courte car je sens que le sommeil est en train de me faire une prise de karaté par derrière, je te dis tout de suite ce que j'en ai pensé, si tu le veux bien:

J'ai trouvé le bouquin intense, dérangeant et drôle, décapant le couple qui s'use en parallèle du thriller avec une maîtrise parfaite.Les apparences règnent et le doute jusqu'à boire le dernier mot demeure. C'est vraiment prenant et perturbant, mais bien et tellement chouettement écris.

Et le film? Je crois que c'est bien la première fois que je vois un film qui respecte autant l'essence du livre. Quand je lisais le bouquin je m'imaginais exactement le même genre de scène, alors du coup soit David Fincher et moi on est sur la même longueur d'onde (= je m'autocomplimente), soit je vois pas d'autres options (= je continue de m'autocomplimenter). (Toi aussi autocomplimente toi chez toi)

Revenons en au film: David Fincher s'est attaché avec une fidélité surprenante au bouquin de Gillian Flynn qui peut être pas peu fière d'elle, la touche humoristique de l'auteur du livre en moins. Aussi on a dans le film une bande son de Mr musique de Nine Inch Nails terrible, la musique de ce film est au poil, elle te rentre dedans comme des vagues d'angoisse avec une agilité de malade.

Bref j'ai aimé autant le livre que le film, même si la fin, vraiment la fin peut être très déstabilisante surtout pour quelqu'un qui comme moi a ce trait de caractère fort niais mais cute d'aimer les happyend (dans une autre vie, j'ai été un labrador beige).

Sinon je refais un aparté sur les Editions Sonatine, la maison d'édition qui a publié ce bouquin en France, je t'ai déjà causé à plusieurs reprises de cette maison d'édition mais là tu vois je vais pas aller chercher dans mon historique, mais c'est le genre de maison d'édition où tu peux acheter les yeux fermés, tu seras jamais déçu. Jamais mon pote.

Je te laisse je vais me recoucher sans avoir écouter la BO de West Side Story.

Bien à toi.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 20:51

 

 

 

(oh la toute vilaine photo gisant ci contre bas)

 

Hey toi, oui toi qui m'a tourné le dos, toi qui a été voir ailleurs si j'y étais (et j'y étais pas), toi, toi qui te demandais jadis (peut-être) de quel bouquin j'allais me servir pour digresser, et bien figure toi que TADAM I'm un peu back, t'es content mon très cher lecteur de l'ombre ? au moins un peu ? voir un tout petit peu ?

 

Je reviens de 5-6 longs mois d'ouverture de commerce de bouche, et genre tu vois Koh Lanta c'est le Club Mickey de La Baule à côté du rôtissage physique et émotionnel par lequel je suis passée. La tempête je suis encore dedans, mais je me sens quand même moins dans l'oeil du cyclone (ami de la métaphore à 2 balles bien le bonsoir chez toi!). Du coup je me suis dis que j'allais arrêté de faire mon hamster besogneux dans sa petite roue et que j'allais venir te causer un petit peu d'un bouquin, le seul, que j'ai lu en 3 mois.

 

ouououououohhhhhhhhhhhh

 

Oui j'entends jusqu'ici ta désapprobation, tu prends même un air condescendant (et légitime) face à mon désert de lectures, crois moi que pour moi c'est un peu comme de rester en apnée sous une eau putride que de ne pas lire ou écrire, c'est un peu comme être Jekyll sans Hyde, et que du coup, là tu vois je me sens un peu mieux. (si tu ne comprends pas c'est que soit il est tard et que tu dois aller te coucher, ou que soit il est tard et que JE dois aller me coucher).

 

Ce bouquin m'a été suggéré par deux personnes: une toute chouette et douce amie de Madrid et mon ostéopathe que je vénère depuis qu'elle m'a ôté cette vilaine et vieille douleur de chute avinée de coccyx (les plus idiotes des chutes, tu en conviendras). L'engouement qu'elles m'ont communiqué pour ce bouquin, relayée par la bonne presse que j'avais antérieurement entendue m'ont convaincu de lire ce bouquin. Et donc...

Et donc ?

 

Et donc ben euh non, j'ai pas été transie, même pas transportée par ce bouquin, s'il m'a permis de faire des mini parenthèses lecturales ces précédents mois, c'était pas avec avidité que je retrouvais ce bouquin, mais plutôt avec cette sensation du devoir à accomplir, le devoir d'aller jusqu'au bout de ce bouquin. Ce fut un peu ardu, mais pas douloureux non plus, mais genre mon enthousiasme est plus que modéré.

Je te résume le bouquin en 2-3 coups de cuillère:

Eva couve jalousement ces rosiers et un secret bien enterré, quand sa petite fille lui offre pour ces 56 ans un journal intime. Elle décide alors de faire le pas cathartique du journal, de raconter sa vie, de révéler l'enfoui et d'enfin peut-être commencer à respirer profondément. Je ne te fais pas de spoiler car tu l'apprends dès le départ qu'elle assassine sa mère à la sortie de l'adolescence, mais il lui faudra 56 ans - 17 ans, ce qui fait euh (attention sans trucage de calculatrice) = 39 ans pour qu'elle assume réellement le non digéré, qu'elle le crache sur son journal pour mieux le dompter. C'est donc le roman de toute une vie ou presque, avec des moments émouvants, d'autres drôles, d'autres tragiques, mais ce bouquin pour moi est pas assez déglingos comme je crois que je l'attendais ( et là tu vois je suis un poil feignasse pour t'expliquer ma définition dans ce cas précis du terme "déglingos") 'sorry).

 

Le drame des bouquins, de ceux où je leur mets d'emblée la barre super haute sans les avoir lus, leur drame c'est qu'ils souffrent presque tous inévitablement du syndrome "mouais mais bof", et c'est ce qui s'est passé avec ce livre. Mais je crois aussi que ce qui m'a peut-être troublé et ennuyé dans ce livre c'est le fait que j'avais en moi ce goût amer d'une vie quand même un peu foirée, la sienne, et je crois que certainement aussi je n'avais pas envie de ce genre de lecture. Du coup mon point de vue est-il bien objectif ? et bien certainement pas (oui nous voilà bien avancés...).

 

Je serais curieuse que si tu l'aies (l'as?) (l'eusses?) lu, que tu me dises ce que tu en penses ?

(et si tu l'as pas lu, ben tu peux le lire) (mais c'est pas obligé)(enfin tu fais ce que tu veux) (comme on dit chez moi "comme tu veux, tu choises).

 

Bien, bien à toi.

 

 

 

 

"Les oreilles de Buster" Maria Ernestam

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 06:08

De battre mon coeur ne s'est pas arrêté, mais presque, du moins il a fait un truc comme un aller retour vers mes genoux quand j'ai constaté qu'après n'avoir eu une minute à consacrer à mon blog en 3 mois, pleins de publicités et autres merdouilles s'étaient installées sur mes pages, alors ceci est juste un mini mot pour déloger ces indésirables, et te dire que oh miracle j'ai presque fini un bouquin (oui ne fais pas la moue, j'ai lu un livre sur trois mois) (oui moi aussi je me dégoûte). Bref genre je pense que si mes prévisions sont bonnes, je reviens te causer ce we mon très cher lecteur de l'ombre, de toi à moi.

Bien à toi.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 15:18
Albertine est née. Presque un faire part.

Salut toi mon très cher lecteur de l'ombre,

Encore une fois je brillerai par mon absence d'argumentaire "littéraire", mais tu m'en veux pas (trop) ? Einh ?

Je passe en coup de vent, l'haleine caféinée, le cheveu hirsute (coiffeur seriously needed par ici), en pyjama = avec un legging qui a un trou de la taille du lac de Côme au niveau du fessier ( prestige) et un tshirt des Misfits qui a trop côtoyé la machine à laver; depuis ce matin j'envoie du mail, je scanne des papiers, je fais des commandes, depuis mon bureau (mon lit). Ma table de chevet croule sous les livres qui prennent la poussière et ça me serre le coeur, j'arrive à lire 2.5 pages par jour et après je tombe dans un sommeil comatique. Je me sens d'une infidélité terrible avec ma rage de lire que j'ai mis en veille, mais je te promets, I swear by the moon and the stars in the sky, que je reviens dès que la "tornade entreprise en train de naître" a terminé de me garder en son sein.

En tout cas si veux, enfin je dis ça, je dis rien, mais tu peux aller liker ma page facebook d'Albertine, du Café Albertine.

https://www.facebook.com/cafealbertinerennes

Albertine ça vient d'un auteur, Albertine Sarrazin, dont je t'ai très promptement parlé, mais que sa vie de fofolle, son courage, sa niaque, son humour, m'ont suffisamment inspiré pour reprendre son prénom dans l'enseigne. Et puis toute cette histoire d'amour pour les bonnes choses, les boubouleries, le bon café, le bon thé, le bon vin, je le dois aussi à mon mari qui s'appelle Alberto, alors c'est aussi un petit clin d'oeil niaisoux (j'assume) à cet être qui est mon moteur.

Voilà j'arrête avec les niaisouseries, et te dis à très vite, et au plaisir peut-être un jour du côté du Café Albertine.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 17:52
Youhouh, je suis toujours vivante.

... mais toi tu n'es peut-être plus là, mon très cher lecteur de l'ombre. Tu t'es très certainement spontanément infidéliser de mon blog, j'assume.

Dernièrement, c'est l'entrepreneuse qui a déménagé temporairement la blogueuse, car je n'ai plus de place dans l'espace temps (cette garce d'espace temps) à consacrer à mes futilités littéraires (souffrance), mais la blogueuse, en tout cas l'amoureuse des bouquins est je crois encore plus balèze que la restauratrice, enfin disons que la blogueuse a fait plus d'années de judo, alors forcément à un moment la blogueuse va revenir par ici à te raconter surtout beaucoup de foutaises mais avec passion (tu seras là, einh ?)

Je voulais passer un instant pour te raconter que j'ai reçu ce genre de mail, en tout cas je viens d'en prendre connaissance, de la part de Romain Puertolas qui est le dernier auteur que j'ai chroniqué il y a déjà un truc comme 2 mois, et ce mail disait entre autres çà...

"A très bientôt et continue d'écrire, pour notre plus grand plaisir (du moins le mien)...
J'adore ton humour. Vraiment. Merci pour ce bon moment
."

Voilà les gars, je voudrais pas me la raconter mais je vais surtout profiter pour rebondir et pas que me la raconter, même si quand même je me la raconte, car c'est le genre de mail qui je veux dire et bien moi me fait plaisir...

Mon blog de bouquins, c'est un peu mon premier enfant, sauf que celui là je ne lui prépare pas des poissons "panier", et que je ne lui télécharge pas des applications Pet Shop. Mon blog est né un jour où il faisait un froid de misère en novembre 2006 sous les toits à Madrid sur un ordinateur qui n'avait de portable que le nom (il pesait à peu près un gros seau de colle à carrelage Weber de 25 kg) (avant j'étais une fille qui pensait qu'un croisillon, c'était un petit endroit qui croisait un autre) (tu comprendras mon humour gras que si t'as déjà posé du carrelage, c'est de l'humour élitiste de chantier).

Bref, force est d'admettre que dernièrement je suis une génitrice ingrate qui visite trop peu son premier fruit de pas tout à fait ses entrailles. C'est le genre de message qui donne envie d'avoir un troisième agenda pour caser des parenthèses vaguement littéraires comme je les aime d'un amour vivant (Jean Pierre François).

Voilà une introduction (qui dégouline d'immodestie) pour vous demander (à nouveau) vos suggestions bouquins, celles en mode "takemybreathaway"...

Je vous laisse sur de sages paroles: "je te survivrai comme un revenant, je te survivrai au delà de moi" (Jean Pierre François, grand maître à penser des années 1989).

Bien à vous, foreverement vôtre.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 06:47
L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea- Romain Puértolas

Youhou les gars c'est moi la bipolaire: celle qui te promets une avalanche d'articles avec enthousiasme, force et conviction, mais au bout de ce délire de promesses, le silence... Bref n'importe quoi, la tenue de ce blog dernièrement c'est du grand n'importe quoi, je te l'accorde.

Si tu suis mes péripéties que je tisse en amont de mes commentaires-bouquins ultra sérieux tu auras compris que je suis sur un projet de restauration-coffee shop sur la chouette ville de Rennes. Je viens de passer par ce qu'on appelle un peu le parcours du combattant, et en gros je suis devenue aussi experte en passage par les fenêtres quand les portes sont closes, et euh je crois qu'on peut dire que ça a marché... Morale de l'histoire: considérer les fenêtres comme des portes à ouvrir.

Si je n'ai pas d'ultime rebondissement de dernière minute (sache que le rebondissement de dernière minute est à mon chemin de vie ce que les mannequins blonds de moins de 24 ans sont à Leonardo Di Caprio) (sorry, j'ai pas trouvé plus évocateur comme image en même temps il est 6H43, alors je peux pas faire mieux) donc je te disais si je n'ai pas de rebondissement de dernière minute, je devrais ouvrir dans 2 mois, (encore une fois je rajoute le "en théorie"). Un jour je te raconterai avec humour ce parcours, ces longues années où j'ai ruminé ce projet, quand je pourrais en rire avec sérénité ou un truc qui y ressemble de plus ou moins près à de la sérénité.

Tu viendras me voir dis ? Einh ? Oui même si tu vis à Mulhouse, même si tu vis en banlieue sud de Pau, même si tu vis à Kuala Lumpur (laisse moi m'imaginer que j'ai un potentiel lecteur à Kuala Lumpur...).

Einh tu viendras me voir?

Bon en attendant laisse moi te parler du bouquin en question, dont je suis sensée venir te parler aujourd'hui, si tu le veux bien.

Le phénomène bulldozérien (de bulldozer) de ce livre ne t'aura pas échappé: je veux dire c'est quand même un manuscrit dont les droits ont été achetés par 35 pays et ce avant parution. Et ce n'est pas monnaie courante encore plus pour un auteur jusque là inconnu. Le Dilletante qui pour moi est une maison d'édition qui sait prendre des risques et que j'admire pour çà, a une fois de plus vu juste en misant sur cet auteur. Alors c'est qui ce Romain Puértolas tu te demandes ? Enfin si tu ne te le demandes pas, moi je me le suis demandée pour toi. Alors quand on parlait de technique de passage de fenêtre précédemment au dessus, on peut dire que ce jeune auteur de 37 ans est un peu passé expert en enfonçage de porte via les fenêtres. Il n'en n'est pas à sa première tentative de publication, après avoir essuyé plusieurs refus de maison d'édition il a du coup fait autoédité ses écrits afin de les conserver pour ses enfants. J'ai lu qu'il a tenté de faire publier deux manuscrits en Espagne, à Madrid, en espagnol einh ça va de soit, et si ça c'est pas une technique de kamikase, je ne sais pas ce que c'est... En parallèle il a un CV qui tire dans les tous les sens: professeur de français, steward, DJ, habile connaisseur des trucs en magie, et enfin lieutenant de police aux frontières...

Il en rajoute une couche niveau ovni littéraire (et accessoirement niveau fouttage de boules) en lâchant avec un flegme un poil énervant que ce bouquin il l'a écrit sur son samsung galaxy en 3 semaines durant ces trajets en RER debout aux heures de pointe qui plus est... 3 semaines... sur un téléphone... moi je te dis mec ça force le respect.

Alors qu'en est-t'il de cette histoire d'un Fakir et d'une armoire Ikea? Il s'agit donc des péripéties d'un fakir Ajatashatru qui a comme but de faire un aller-retour Inde-Ikea Roissy Paris Nord (un peu moins exotique) afin de s'acheter un lit de fakir à clous (inoxydables)... De fil en aiguille, de bourdes en anecdotesrocambolesques, de l'Ikea de Roissy il va se retrouver avec des clandestins traversant la Manche, puis à Barcelone, enfin avec Sophie Morceau à Rome, puis en Lybye... Le point commun de ses mésaventures c'est qu'il se retrouve toujours en situation avec des clandestins. Alors dans tout ce conte absurde, complètement délirant, totalement rafraîchissant, il y a un thème sérieux qui résonne et c'est le combat des clandestins, aventuriers malgré eux. Moi quand j'ai lu ce bouquin, j'ai pensé à Pierre Richard ou Peter Sellers mais secoué par des Monty Pythons, un truc dans ce genre (si t'arrives à voir de quel genre je parle). C'est plutôt très réussi même s'il y a des calembours un peu lourds, mais en même temps je crois que c'est leur tâche à eux les calembours d'être lourds.

C'est un bouquin généreux en bonne humeur et en esprit barré, le genre de cocktail parfait en somme, même si je crois que dans ce style mon coeur reste plus proche de Gideon Defoe édité chez Dilletante lui aussi, et lu il y a au moins 2 millions d'années...

Voilà, voilà, mon très cher lecteur de l'ombre, voici un livre à fort potentiel de recommandabilité, si on admet la possibilité infime que tu ne l'aies pas encore lu...

Bien à toi.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 10:20

 very-bad-dad-2.PNG

 

Comme de pas coutume voici une nouveauté, et même pas une nouveauté relative puisqu'elle est sortie fin janvier.

 

Oui janvier 2014.

 

Toi même tu sais que j'ai une admiration incommensurable pour Guy Delisle (tu noteras que le mot "incommensurable" n'est pas facile à placer dans le quotidien de tous les jours). Guy Delisle est fort un point c'est tout. J'ai commencé à le lire par hasard quand je vivais encore à Madrid et que je traversais toute la ville pour aller dans une bibliothèque qui avait un rayon BD un poil plus ample, certes bordélique à souhait et seulement fréquenté par des mecs un peu freaky avec le cheveu gras et long, mais c'est là que j'ai déniché mon premier Guy Delisle avec "Shenzen", et depuis je l'ai pas lâché cet auteur.

 

Enfin bref, donc là si tu le veux bien, aujourd'hui je te parle de cette dernière prouesse de Guy Delisle qui fait pour de mine son very bad dad 2. Et c'est encore brillant.

 

Il s'agit du deuxième tome des aventures d'un Papa roi de la boulette et de la douve, rappele toi je t'en ai déjà parlé par ici, dans ce même billet je me faisais une réflexion au sujet de l'imprimé léopard et je mettais un NB à mon attention que passé un certain âge le léopard ça fait plus Régine que Gwen Stefani, mais là il s'agit d'une digression qui n'a absolument rien à voir avec le sujet, tu en conviendras.

 

Donc dans ce number 2, Guy Delisle en remet une couche avec ses enfants: entre raconter à son fils le soir dans un gîte isolé qu'ils sont potentiellement à la merci d'un terrible psychopathe sanguinaire, balancer vivement l'inefficacité de sa fille en terme de cache-cache, dire à son fils qu'un livre sans images "c'est souvent un peu chiant", se faire préférer car on propose à ses enfants de sécher l'école pour aller acheter une PS3 et jouer à Mario Kart toute la journée, et plein d'autres anecdotes... Bref c'est énorme et formidable. Le genre de lecture happy smile qui fait ta journée.

 

Avec mon mari, je pense qu'on est le genre de parents poules assez permissifs, on sait se convertir en héros il suffit par exemple de parler en prout (toi aussi essaie chez toi) et de s'affaler sur le canapé avec eux et des aliments qui font des miettes et qui collent en regardant des dessinzanimés, on sait passer 3 heures dans un parc à courir derrière des enfants qui ont un instinct tirant sur le kamikase/cascadeur/jackass, on sait lire des histoires TOUS les soirs et chanter des chansons et faire des calins râteaux dans le dos et ce même si ça fait 30 minutes qu'on dit "maintenant c'est fini il faut dormir"... Mais on est pas non plus des cinglés, et on a institué des WE que l'on a intitulé "Kids Suck" où là on oublie qu'on est parents, et ce sont des WE rigolos où bien souvent le dafalgan et le citrate de betadine sont de sortie (je sais que ça se dit pas comme ça mais c'est plus drôle ainsi, citrade de betadine, ahah), et bien tu vois c'est le genre de bouquin à glisser dans ton sac du WE "Kids Suck".

 

"Le guide du mauvais père -2-" est dispo genre pas cher chez Delcourt et leur collection Shampooing, voilà, voilà, sur ce je te souhaite une bonne journée, oui même s'il pleut encore et toujours et encore, et que la pluie ressemble à un disque rayé sur lequel on ne peut pas mettre pause.

 

Bien à toi.

 

D'autres lectures GuyDelisloises que je te suggère hautement, celà va de soit, einh:

 

- Le guide du mauvais père 1

- Chroniques de Jérusalem

- Chroniques Birmanes

- Pyongyang

- Shenzhen

- Comment ne rien faire

 

 

 

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