Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 08:47

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Je vais faire court car je suis malade comme un renard atteint de rage + lèpre + surtout de pharyngite aigue, j'ai l'impression d'avoir un kayak dans la gorge et que de ce kayak coule de la lave, ma mère vient de m'appeler Monsieur au téléphone, et à force de me moucher le nez avec du PQ, on dirait que mon nez a subi le passage d'une fête à la Charlie Sheen (oui je fais référence à des substances illégales), et genre même avec du maquillage + anti cernes de chez Mac à la truelle on dirait que je suis un panda tox' . 

Je suis un peu comme si je m'étais levée des 2 pieds gauches, et le premier que je croise et qui me dit "bois du thé au miel-citron, y'a rien de mieux", je lui vomis au visage en mode Regan, la fille dans l'exorciste, les litres de thé bouillant miel-citron que je m'avale en vain. 

Alors oui je vais faire court.

 

Voici ce que j'appelle de la littérature de craquage, et que tu peux passer ton tour, si tu es plutôt testostéronalement littéraire, ou même pas. Tu auras pu constater au gré de mes lectures que c'est un peu difficile de me mettre dans une case de tel ou tel type de lectrice si ce n'est celle d'un joyeux bordel d'éclectisme (ou lecteur schizophrène si tu préfères).

En ce moment je suis en plein bipolarisme lectovore. Je viens d'achever cette lecture et j'ai enchaîné sur le fameux "Livre sans nom" dont je t'ai parlé maintes fois comme par ici, et qui est désormais en poche. Comparer ces deux livres, c'est comparer les films de "Sex and the city 2" et "Machete" de Robert Rodriguez, tu vois le rapport ? non ? c'est normal y'en a aucun.

 

Ceci est de la littérature pour femelles, j'en lis peu, voir jamais, le dernier souvenir que j'ai c'est "Le diable s'habille en Prada"et il y a eu de l'eau à couler sous et sur les ponts depuis (c'était en 2006, c'est pour te dire), mais voilà j'avais envie de légèreté, j'ai acheté aussi un sachet de mini milky way, comme ça le craquage était complet, et la boucle bouclée.

 

Rachel Johnson, l'auteur, est une journaliste britannique et accessoirement son frère est maire de Londres (ce qui doit quand même être fort pratique ). Elle vit depuis toujours à Notting Hill, ex quartier bohème, devenu véritable ghetto à grosses fortunes des financiers, que genre tu peux avoir les sous de Julia Roberts et Hugh Grant réunis, tu restes un mickey niveau compte bancaire à côté de cette élite là. Et donc c'est à partir de ce récent panorama que l'auteur décide de s'attaquer aux travers et moeurs de cette infime partie de la population qui vit complètement en marge des autres, de nous, de nous tous... ce qui se veut être une satire, s'apparente effectivement à une satire mais légère, beaucoup trop légère, et c'est dommage on se dit pourtant qu'il y avait matière à faire mieux, et que ça reste vraiment beaucoup trop superficiel. On est bien d'accord que si tu es client d'une satire perverse et crue du monde financier (entre autres) par exemple tu iras plutôt du côté d'American Psycho" de Bret Easton Ellis, on est bien d'accord.

Ici il n'y a pourtant pas erreur sur la marchandise, déjà rien que le titre qui est un clin d'oeil à Lauren Weisberger (le titre original est vachement mieux "Notting Hell"), et puis les couleurs du bouquin, des tons pastels comme une boite de macarons suggérant un contenu quand même plus proche de la Chick litt", et c'est ce que c'est.

Voilà de la lecture de minette, pas extrêmement imbuvable, mais alors définitivement pas indispensable, c'est de la littérature de confort, de craquage, ce que j'appelle aussi de la littérature de pouff' mais avec bienveillance et zéro condescendance, rappelle toi j'avais même fait tout un billet pro-littérature de pouff'. Par contre je ne suis pas condescendante pour un poil, mais j'admets que je suis une grosse snob, jamais je ne lirai dans un lieu public ce genre de bouquin, over my dead body les gars, snob for ever.

 

Allez je vous laisse, je vais aller faire un truc de fou: me moucher.


Ton opinion de lecteur de l'ombre - D'autres lecteurs de l'ombre
Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 09:24

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(J'ai calé le livre entre les cuisses de la barbie de ma fille, c'est ce qu'on appelle faire une introduction avec le sujet:Jayne Mansfield= une sorte de Barbie (enfin une barbie qui aurait mal tourné). Sinon je lui ai dessiné un maillot de bain à barbie car on frisait l'indécence avec ce grand écart facial. Sinon encore je lui ai dessiné des poils niveau aisselles-maillot pour qu'on sache une fois pour toutes que Barbie est une fausse blonde, et surtout parce que j'ai 7 ans et demi d'âge mental (j'ai failli lui faire un duvet entre les deux yeux aussi))

 

Jayne Mansfield.

 

C'est elle.

 

 

Sex symbol des années 50, elle rêvait de ravir la vedette à Marylin Monroe, mais en fait elle avait beaucoup plus la grâce et la classe d'une Anna Nicole Smith que d'une Dita Von Teese par exemple. Piètre actrice, elle passait de navets en navets, et  monnayait ses prestations artistiques (strip tease + chansonnette) pour la bagatelle de 9780$ la soirée. Mère de cinq enfants et de genre 5000 chihuahuas (plus ou moins), elle menait une vie de patachon comme dirait ta grand-mère et commençait ses journées au whisky (un petit déjeuner pas du tout l'ami Ricorée tu en conviendras). Elle carburait également au "champagne américain, LSD et les cachets Bleu et Blanc de Dexedrine", tu rajoutes à ce petit cocktail santé, des relations conjugales tumultueuses et un vif intérêt pour le satanisme (le satanisme était dans les années 60 le yoga de maintenant) (ou presque), enfin en somme Jayne Mansfield réunissait tous les critères de la machine à scandale, que même Lindsey Lohan et Britney Spears en goguette font figure d'oies blanches à côté.

 

Du coup tu t'attends à une biographie gratinée, non ?

Et bien pas du tout, ceci n'est pas une biographie, il s'agit seulement des derniers instants de vie de Jayne Mansfield, les dernières heures, les derniers jours puis les deux dernières années (1966-1967)...

Du coup j'ai été un peu surprise de la structure et du fond du bouquin, d'un de ceux que j'avais pourtant mis tout en haut de ma wishing list de la rentrée littéraire. Je suis encore un peu passée à côté, m'enfin ça reste quand même du Simon Liberati (dont je t'ai causé ici), et du coup je lui pardonne de m'être trompée... J'ai un petit bémol en plus c'est que je me suis sacrément perdue entre les milliers de noms, dates et faits, mais bon je ne vais pas lui en tenir rigueur car Simon Liberati a quand même suffisamment de crédit en tant que très bon écrivain pour ne pas lui mettre des parpaings*, de ma très maigre légitimité de blogueuse à mettre des parpaings* à des auteurs, surtout que quand même ça m'a plu. 

 

*(petite parenthèse vocabulaire: mettre des parpaings= avoiner, critiquer fortement, pourrir sa face, ne pas apprécier)

 

C'est un livre qui a commencé à partir d'une photo terrible, celle d'un accident, une voiture broyée, une Buick pour être précise (ce qui est vachement plus classe qu'une Kangoo), une photo que se trimballe l'auteur Simon Liberati depuis ses 20 ans, celle du destin scellé de Jayne Mansfield qui termine décapitée dans cet accident sur une route de Louisiane, "aux basses heures de la nuit".

 

C'est un roman de la décadence, de l'american dream version bad trip (j'avais écris Brad Pitt je suis à moitié dyslexique moi), du rêve de gloire fracassé à la racine par cette nécessité malsaine de briller coûte que coûte, à n'importe quel prix, et de se prendre les pieds dans son destin, jusqu'au jour fatal de l'accident, sur cette route de Louisiane où j'imagine le croassement sonore des grenouilles dans les marécages, des apéricubes pour les crocodiles.

Pour  celle dont le mot favori était crescendo, et qui déclarait "I believe in flashy entrances" elle aura été fidèle jusqu'à la fin à son credo.

 

Bien à toi mon très, très cher lecteur de l'ombre.

 


Ton opinion de lecteur de l'ombre - D'autres lecteurs de l'ombre
Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 11:41

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Je ne tape pas vite car je ne tape qu’à une main, dans ma gauche j’ai un sandwich pâté de campagne-cornichons de la taille de l’autoroute entre Paris et Marseille, et je peux te dire que je ne vais pas le lâcher car j’ai faim, et quand j’ai faim je veux dire Charles Manson c’est Bill Cosby à côté de moi, tu vois.

 

Donc du coup je ne vais pas écrire des masses, mais y’a pas des masses à écrire non plus. Voici une chouette BD qui se lit en rien du tout, et qui se trouve dans la collection poche des BD « Bulles en poche » pour la modique somme de 5,50 €, crée à 4 mains par Marie Voyelle et Maloup. L’histoire c’est que Marie se galère à terminer sa thèse, elle a six mois de retard, il lui a été donné un ultimatum de trois semaines, laps de temps dans lequel sa thèse doit se retrouver sur le bureau du Professeur Collet. Le sujet de la thèse : la traduction des annales d’Assurnazirpal II.

… Assurnazirpal II ?

????

Mais quel inculte tu fais, voyons il s’agit du roi Assyrien qui a précédé Salmanazar III. Quand même ! pffff… tu m’exaspères mon très cher lecteur de l’ombre… je rigole les gars, évidemment que j’ai été faire un tour du côté de google, einh sinon ben je serais comme toi à dessiner des points d’interrogation dans mon cerveau.

Donc ce personnage sur lequel l’héroïne se galère c’est comme je te disais un roi Assyrien (884-859 avant Ji Cé), et qui déconnait pas sur les moyens et la forme qu’il mettait pour amplifier son empire : empalements, pyramides de têtes coupées, en bref un sympathique potentiel de serial killer de masse avec une imagination débordante niveau rivières d’hémoglobine et viscères.

(ça c’est pour ta culture).

 

Donc Marie bouine à mort, recluse dans son appartement, elle mange du thon à même la boîte et trouve mille activités de feignasse pour ne pas affronter le boulot qui l’attend, quand son imagination ou un monde parallèle vont faire apparaître trois attachants personnages : un GI, une bimbo qui répond au prénom de Candy Crystal (avec un prénom pareil soit t’es pute, soit t’es bimbo, soit t’es les deux, tu en conviendras), et un gros morse orange, Raoul, qui mange trop de rillettes. Mi coachs- mi boulets-mi envahissants (d’où le titre), ces trois personnages ont pour mission d’aider Marie à reprendre en main sa thèse, mais aussi sa vie.

 

Je n’ai pas grand-chose de plus à rajouter surtout que je tape vraiment à un doigt comme les gendarmes sur leur machine à écrire dans les années 80 (années 90 aussi ?), et que du coup je ne vais vraiment pas vite, mais je pense que c’est une BD sympathique, à l’investissement assez modeste. Pour info, une des têtes pensantes de cette BD a un blog accroche-toi à ton sloup, où t’y trouve "de la vautre, de la drague et parfois des morses à frange". 

 

Mon très cher lecteur de l’ombre, je te laisse non sans te souhaiter une bonne fête si tu t'appelles Thècle, car c'est ta fête aujourd'hui, sinon si c'est pas ta fête, c'est tant mieux aussi.

 

 


Ton opinion de lecteur de l'ombre - D'autres lecteurs de l'ombre

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