Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 09:58

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Je vais tenter d'aller à la concision pour ce bouquin, la concision étant une qualité qui m'est aussi éloignée que le bon goût capillaire chez Candeloro, mais je vais essayer car je dois faire court.

 

L'auteur, Michel Folco, nous ramène dans le passé d'Hitler depuis sa naissance jusqu'à l'aube de la première guerre mondiale. Un retour sur cette période afin de peut-être y trouver des circonstances aggravantes, des séquelles, des failles dans cette époque qui pourraient d'une certaine manière avoir déterminé (sans disculpé) le parcours funeste qu'on lui connaît tous, un peu comme quand tu grattes dans le passé d'un serial killer et que tu trouves en général de quoi te mettre sous la dent niveau influence néfaste sur le profil psychologique. Et bien en ce qui concerne Hitler: rien à signaler. RAS.

 

Certes Adi (comme sa mère l'appelle) a eu un père rigide, comme je suppose beaucoup de pères à cette époque, mais il grandit surtout avec une mère, Klara, qui ayant perdu ses 3 enfants avant la venue d'Adolf, le chérit et le met sur un pied d'estale. En cherchant dans l'enfance on y retrouve un enfant sérieux qui aurait voulu être chef peau rouge, mais bon moi quand j'étais gosse je voulais avoir les pouvoirs magiques de Gigi, mais c'est  pas à cause de cette "insatisfaction" que maintenant adulte je sors la nuit à pas de loup égorger des gens... Bref du côté de l'enfance pas de blessure de l'âme à relever. La période la plus compliquée de sa vie aura été au moment de la mort de sa mère en décembre 1907, où la effectivement il va se retrouver en galère économique à dormir dans des lits infestés de punaises, mais là encore il va plus ou moins bien s'en dépatouiller. Sa plus grande frustration il faudra plutôt  la chercher  du côté de ses prétentions en tant qu'artiste peintre-architecte, ou doublé pourtant d'une sacrée détermination et auto-estime, il va se faire refouler par deux fois à l'examen d'entrée de l'école des beaux arts de Vienne. Il déclame à qui veut bien l'entendre, même ceux qui ne veulent pas l'entendre, "Je serai un jour un grand peintre et aussi un grand architecte; d'ailleurs j'aurai ma statue sur la Franz-Josef Platz,  je peux même te montrer où exactement!". Malheureusement il voit le brillant avenir de peintre qu'il se destine s'obscurcir et se prend un peu râteaux sur râteaux artistiquement parlant. Par contre on trouve effectivement dès la petite enfance les traits qui feront de lui une bonne base de dictateur: colérique, impulsif, égocentrique, intolérant, autoritaire, ascétique. Pour cet homme à la digestion hasardeuse et aux flatulences incontenables (voilà le genre d'info que j'ai retenu aussi), son capital émotionnel lui le dirige vers tout sauf un destin de bout en train, enfin je veux dire à côté de lui Staline c'est Priscilla folle du désert (et c'est dire...)

 

En résumé on ne trouve pas matière à "comprendre" le monstre, rien de bien solide comme dossier qui puisse permettre "d'expliquer" les dommages de l'adulte, ce qui finalement est bien effrayant, car on aurait mieux aimer sonder dans le passé et y trouver les racines du mal, mais que dalle, rien de bien sérieux, juste se rendre à l'évidence qu'on ne naît pas forcément serial killer, mais qu'on peut le devenir, à sa guise.

 

Bon voilà je ne sais pas si je fais franchement honneur au livre,  je dois admettre que malgré l'originalité du texte,  je ne suis pas restée happée par la lecture de cette pas tout à fait biographie qui mélange justesse historique mais surtout une grande liberté de fiction, c'est peut-être que dans ce style j'ai encore fraîchement en mémoire le talentueux Laurent Binet et son "HHhH", et que genre maintenant je vois pas franchement qui peut lui arriver à la cheville. Dans mes lectures de "bio" il y aura toujours un avant et un après Laurent Binet. 

 

Je te laisse mon très cher lecteur de l'ombre, je vais faire un truc de "ouf" comme dirait plus personne, et c'est ce qui est souhaitable: je vais manger un kiwi.

 


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Commentaires

pas grave, c'était surtout pour te signaler que le premier tome de la fresque était le meilleur.

bonne journée

amicalement

Commentaire n°1 posté par mazel le 24/02/2012 à 11h55

ce n'est pas une biographie, juste un roman, le dernier de la frande fresque historique de Michel Folco, qui commence d'ailleurs par  Dieu et nous seuls pouvons : Les Très-Edifiants et Très-Inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille. Huit générations d'exécuteurs 

pas le meilleur,

bonne soirée,

amicalement

Commentaire n°2 posté par mazel le 23/02/2012 à 17h50

Oui, merci de le préciser tu as raison, je ne me suis pas attardée sur la fresque historique, mais par contre je crois avoir écrit que ce n'est pas franchement une bio, ou alors je me suis mal exprimée (ce que je vais corriger de ce pas), mais plutôt un truc qui mélangerait quelques justesses historiques mais aussi une grande liberté de fiction, je me relis pour voir si ça comprend mieux. Merci!

 

Réponse de Solenn ou Amber et des fois Josiane le 23/02/2012 à 17h56

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