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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 17:05

 

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  (Et sans rapport aucun j'ai fait poser aussi sur la photo mon nouveau vernis à ongle qui est de la même couleur que la couverture, c'est fou non?)(oui je sais tu n'en as rien à battre, ce qui est légitime, mais je voulais être blogueuse beauté une seconde et te dire que ce vernis Essie a un très joli rendu sur les ongles, une couleur originale et mate comme je les aime)(je te cale pas une photo de mes ongles, car c'est les misérables là, rapport à ce que quand tu te mets du vernis à ongle, il ne faut pas concevoir faire du ménage) (ni prendre des bains) (ni faire prendre des bains).  

 

Bien le bonjour mon très cher lecteur de l'ombre, comment ça farte chez toi ?  

 

Hier je te raconte que je dînais avec des amis d'un steak tartare qui aurait parfaitement satisfait les pulsions carnivores d'Hannibal Lecter tout en argumentant en faveur du végétarisme.  Et ouais je suis comme ça moi un être aussi tout en paradoxes, je peux vraiment boycotter la viande pendant un laps de temps certain, puis soudain foncer sur un morceau de boeuf tel un vautour sur le cadavre d'un chacal, enfin passer du coq à l'âne sur le bouquin très perturbant de Jonathan Safran Foer dont je t'ai déjà parlé et qui pourrait rendre végétarien un lion.

 

Bref, pendant ce dîner nous en sommes venus à parler de  Pénélope Bagieu. Tu le sais parce que tu me suis et parfois même tu me prêtes attention, que je suis toujours de très près toutes les BD's de Mademoiselle Bagieu, les siennes de BD mais aussi  ses recommandations sur le site de Madmoizelle qui sont toujours très pertinentes.

 

Déjà il est nécessaire de préciser que pour "La Page blanche", Pénélope Bagieu a travaillé avec Boulet autre auteur-blogueur BD plutôt très chouette aussi, ils se sont répartis les tâches de la façon suivante: lui au scénario, elle au dessin et couleur, enfin globalement c'est l'idée. Ils nous ont rendu un pavé qui est sorti fin janvier et que j'ai lu dans la foulée, mais voilà tu le sais je suis à la bourre et je n'ai pas pris le temps de t'en parler avant.

 

And now ladies and gentlemen and shadow readers (et ouais les gars), voici le pitch: une jeune femme est assise sur un banc, c'est l'automne à Paris, les feuilles rousses se cassent la tronche des arbres, et la jeune femme reste assise sur le banc. Elle ne sait plus ni ce qu'elle fait là, mais pire ni qui elle est. AMNESIE. Trou noir.

Le scénario est original et bien paré en paranoïa, en possibles pistes, en humour, en situations cocasses, çà tient bien la marée presque jusqu'au bout... Presque... Allez, on va pas faire mousser pépé en remuant les haricots (expression de ma libre invention, et aussi de ta libre interprétation, mais où globalement il est question d'aller droit au but): alors qu'ai-je opiné de cette BD?

 

Et bien je suis restée assez sur ma faim sur la fin (jeu de mot minable que même Tonton Roger après 12 Ricard il n'aurait pas osé). Tout comme pour "Cadavre exquis",   je suis demeurée (j'ai demeuré ?!!?)) un peu dubitative sur la chute que j'ai trouvé précipitée, presque un peu hâtée pour ne pas dire bâclée, je ne veux pas te dire pourquoi car je ferais mon spoiler et c'est pas l'idée car quand même je t'incite à l'emprunter cette BD et voir ce que toi même tu sais ce que t'en penses. Je me sens une misérable pourriture de critiquer le boulot de Boulet et Bagieu car moi à la base je suis plutôt très fan de ce qu'ils font. En ce qui concerne Pénélope Bagieu, là où je la trouve excellente c'est encore plus dans ces carnets de voyages qu'elle poste sur son blog, juges en plutôt genre par ici ou par là. Pour moi et je me répète encore c'est une nana dont on a pas fini d'entendre parler, je te le dis moi, elle est bourrée de talents, curieuse, bosseuse, intelligente, drôle, très drôle, et du coup elle peut presque se permettre de faire deux fins de BD un peu bancales...

 

Sans transition aucune, c'est pas le tout mais il faut que je te laisse, j'ai un peu une centaine de faire-part de naissance à concevoir avec mes petites mains que franchement comme si j'avais que ça à foutre, mais je suis toujours une règle dans ma vie: pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.

 

Et ouais...

 

PS: La page blanche, sinon c'est un titre plutôt de circonstance, c'est un peu ce que je ressens en ce moment, je n'arrive pas à écrire, je trébuche sur les mots, me douve, je cherche ce qui me semble être le mot juste, mais il m'échappe, il court plus vite que moi et me fait des bras d'honneur à l'horizon de l'inspiration. Non que mon besoin de parler des livres, des aimés, des moins aimés, des mal aimés se soit atténué, loin de là bien au contraire, mais j'ai pris beaucoup de retard et je délaisse mon blog adoré et du coup je m'angoisse comme un homard dans l'aquarium d'un poissonnier en me disant qu'il faut que j'écrive. Le support écrit du blog semble supposer un effort assez incompatible  avec la vie de cinglée que je mène en ce moment, tout à l'heure j'ai même pensé à te faire une vidéo pour te parler du bouquin, un truc rapide où je t'aurais balancé globalement la même argumentation, mais sans faire un effort de concentration sur la syntaxe et l'orthographe, un truc à la bonne franquette, je me dis que peut-être du coup prochainement je vais vous caler une petite vidéo sur les bouquins que j'ai à la bourre grave car sinon je vais jamais m'en tirer les gars, jamais. J'y pense sérieusement.

 

Re-PS: sinon je t'ai aussi déjà parlé de la Pénélope Bagieu par , par ici et par  là.

 

 

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 15:50

Je suis tel un galérien à me dépatouiller l'inspiration à t'écrire depuis mon cerveau atrophié par le manque de sommeil (fuck off mes gènes de marmotte qui ne survit qu'avec 7 heures de sommeil minimum) (ou comment je déteste les gens qui disent "moi je n'ai besoin que de 3 petites heures de sommeil") (genre comme si c'était humain/putain de martiens va).

 

Bon revenons-en à notre bouquin, car là on n'est pas dans la déconnade les gars, du tout...

 

 "Le ciel est bas et lourd, comme souvent ici, mais cela n'altère en rien la splendeur du paysage: le spleen sied à Vancouver. Ciel liquide, océan, forêt, cité... Tout se confond, tout est noyé".

 

Noyé. Noyée comme la vérité, celle que l'on veut rendre muette, car on est à l'aube des JO de février 2010  et la ville de Vancouver a décidé de montrer son plus beau plumage, mais c'est sans compter sur son ramage (adaptation free style border line de La Fontaine), et l'horreur du sillage d'un serial killer, le plus redoutable auquel aient pu se confronter les autorités canadiennes et qui viendrait sérieusement ternir l'image d'une ville sur laquelle tous les regards vont être tournés.

 

Le quartier de Downtown Eastside est le plus pauvre du Canada, un quartier qui détient de tristes records en terme de séropositivité et toxicomanie. Voilà plus de 10 ans que disparaissent dans ce quartier des putes, des junkies, des indiennes, des destins de femmes qui n'intéressent personne et surtout pas la police, selon elle "ces filles ont tout simplement cessé d'être là". Dans ce quartier où racisme, violence et misère sont le lot quotidien, la terre semble les avoir avalées.

Il va falloir l'énergie d'un amoureux désespéré pour faire jaillir la vérité, un ancien client en rédemption, Wayne Leng, lui il recherche sa Sarah. Sarah de Vries est la voix qui s'élève au dessus de toutes et c'est aussi grâce/à cause de sa mémoire qu'arrivera la sinistre et atroce réalité du sort de ces disparues. Plus tard, et trop tard, on arrêtera en 2002 un serial killer à qui l'on impute le meurtre d'au moins 69 femmes, pourtant le maire et les services de police sont en possession de preuves accablantes depuis 1998, mais il faudra 4 ans (et combien de femmes sacrifiées en plus...) pour que les autorités passent enfin à l'action.

 

 Ce livre est sorti chez Grasset en 2010, délibérément la même année que les JO, l'auteur qui a vécu un temps au Canada  confie: "J'ai horreur du sport, et de l'hypocrisie. J'aime gâcher la fête en général», mais la vérité c'est qu'elle a voulu réparer cette injustice criminelle, et également condamner l'inaction sournoise et donc complice des services de police et autorités de Vancouver. Elise Fontenaille a désiré donner une voix à ces disparues, leur rendre hommage, la part de fiction quant à elle est extrêmement maigre « Le taux d’invention est de 0,1 % et il ne porte que sur des détails insignifiants ». Les faits sont exacts et dépassent l'imagination, un récit poignant, et émouvant où les détails scabreux ne nous sont pas épargnés, et qui va au delà de cette affaire atroce, car il est aussi le révélateur d'une société fracturée, potentiellement raciste. En effet l'auteur voit dans dans ces crimes un parallèle avec l'ambiance d'apartheid envers les natifs, comme une prolongation du génocide des blancs canadiens sur les indiens au 19°Siècle.

 

 "Les Disparues de Vancouver" fait aussi écho à un livre de photos réalisées par Lincoln Clarkes, inspiré par les filles du Downtown Eastside et qui les a photographié « comme si elles devaient faire la Une de Vogue, comme si chacune était Sharon Stone ».

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Bon on ne va pas tourner autour du pot, je te recommande vivement la lecture de ce bouquin qui vient de sortir en livre de poche, un livre qui se lit en rien du tout comme temps, genre la moitié d'un épisode de Top Chef, tu vois. 

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre.

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:40

Youhou y'a quelqu'un là dedans ?

 

Si tu suis mes péripéties que je tisse parfois "discrètement" en amont de mes lectures, tu dois te dire, bon ben ça y est elle doit avoir accouché la mère.

 

Je te confirme que oui effectivement je ne marche plus comme un cowboy asthmatique (quoique), et que je suis désormais maman d'un deuxième, cette fois-ci un petit gars, que je ne vais pas te saouler avec les gros coeurs rouges en mode manga que j'ai dans les yeux à la place des pupilles d'amour transi pour ma petite créature, je te dirai juste que mon petit gars il déchire tout, aussi beau que cool. Bon évidemment mes nuits sont hachées comme du carpaccio, et ma fille m'a fait remarquer que j'avais "des trucs marrons autour des yeux" que l'on nomme plus communément "cernes", mais franchement j'ai encore touché au loto niveau zénitude de bébé, que du coup les gens qui viennent le voir, ils me lancent des regards suspects en faisant de leur bouche silencieuse et pincée "mouais avoue que que tu lui mets du lexomil dans son biberon" ou ils touchent la main pour vérifier que je leur ai pas collé une des poupées de ma fille pour les feinter...

En tout cas mon quotidien se voit quand même lesté de quelques autres activités chronophages liées à la naissance de mon bébé, et je sue du sang quand je pense que mon blog est en train de prendre la poussière. Je vais tâcher d'y remédier.  

 

Niveau lectures depuis que j'ai du me ramener en urgence à la maternité pour qu'on me scarface du ventre encore une fois et ce malgré moi (j'ai bac+5 en césarienne maintenant), j'ai lu que dalle. Seules quelques 200-250 pages de "Femmes de dictateur" de Diane Ducret que je lis à la lueur d'une petite lampe de poche la nuit mettant en péril sérieusement mes capacités ophtalmologiques, entre les biberons et la paranoïa maternelle (mon dieu est-ce qu'il respire bien ?). Pourtant même si je suis un peu partie très vite à la maternité j'ai pris le temps d'emmener des bouquins, genre comme si je partais en vacances à la plage mais sans enfants, la blague... Au bout du compte j'ai rien lu, même le Grazia spécial mode que mon mari m'a rapporté avec des smarties, il est resté là à me regarder sans que je l'ouvre sur la table de nuit qu'avait des roues qui roulaient pas...

 

Presque rien lu du tout...

Et moi quand je ne lis pas, je me sens vide.

C'est un peu comme si je vivais en apnée.

Et je ne sais pas du tout maîtriser l'apnée, si tu me mets la tête sous l'eau j'ai 16 secondes d'espérance de vie.

Du coup je vais reprendre mes lectures et puis aussi te causer des livres que j'ai sous le coude et ce incessament sous peu, c'est à dire vite j'espère.

 

Bien à toi mon très, très cher lecteur de l'ombre.

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 18:56

Hum, hum ... (= raclement de gorge un peu gêné).

 

Nous voici dans notre dernière année de vie selon l'interprétation Hollywoodesque du calendrier maya, mais t'inquiète c'est que des conneries, même Paco Rabanne ne prend pas au sérieux cette menace, et donc nous voici en 2012, fin février, et j'ai pas encore fait mon best of de mes lectures 2011,  mais comme dirait l'autre (il en dit des choses l'autre) mieux vaut tard que jamais, et puis j'avais un peu d'autres chats à la crème fouettée à tramer, tu vois... 

Et puis hier la remise des Césars, les cheveux de Maïween de comme si c'était des lianes,  les quelques bides (Aure Atika et sa définition de l'espoir), m'ont rappelé que j'avais toujours pas fait ce billet qui me semble pourtant juste et indispensable, mes césars à moi en quelque sorte, avec un peu moins de catégories, et une subjectivité certes beaucoup plus discutable.

 

♥ Voici mes 2 chouchous lectures 2011 execo (comment ça s'écrit execo?!?), toutes catégories confondues et sans rapport aucun, and the winners are:

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- L'inclassable, l'inimitable,  l'inénarrable  "Livre sans nom" d'Anonyme, que le père Noël il a même eu la délicatesse et bienveillance extrême de m'apporter sa suite "L'oeil de la lune" (ça et le Larousse de la Cuisine, il est éclectique le père Noël). Une petite merveille des Editions Sonatine, un pastiche de thriller gore, écrit par un espèce de cinglé ♥ qui n'a pas de scrupules à te mélanger des loups-garous, du serial killer amateur de bourbon, des épouvantails vivants, des vampires, le tout sous fond de western.

 

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-Et puis une petite merveille de résistance et d'humour "L' ombre de ce que nous avons été" de Luis Sepulveda, l'histoire de "3 vieux  qui vont se réunir en secret sous la pluie drue de Santiago près de 35 ans après le coup d'état militaire Chilien du 11 septembre 1973, 3 vieux qui auraient pu se contenter de faire des mots croisés et de mâcher et digérer leurs utopies, mais qui décident d'un dernier coup quand on n'attend plus rien d'eux." J'ai bientôt autant offert ce bouquin que l'excellentissime Junot Diaz et sa brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao, c'est dire l'engouement.

 

 

♥  Sur la deuxième marche du podium, voici:

 

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"HHhH", de Laurent Binet, ou comment faire d'Heydrich, le chef de la gestapo et des services secrets nazis, alias le boucher de Prague, une bio super originale et que j'insiste que tu pues mais alors vraiment beaucoup des aisselles si tu ne lis pas ce bouquin.

 

 

♥ Dans la catégorie BD:

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"Coucous Bouzon" d'Anouk Ricard qui a winné plus que les autres, avec cette parodie extraordinairement drôle et absurde du monde de l'entreprise sous fond "d'intrigue mais version inspecteur gadget revisitée par les Monty Python".  Enorme.

  

 

♥ Dans la catégorie "Emotion et glandes lacrymales fortement sollicitées":

 

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 "Luz ou le temps sauvage" d'Elsa Osorio, qui va te faire moucher du kleenex, avec ce thème des enfants volés pendant la dictature militaire argentine des années 70-80.

 

 

♥ Dans la catégorie Roman Noir ou comment flipper un peu ta race:

 

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 "Zulu" de Caryl Ferey m'a laissé sur le fessier, suivi de près par RJ Ellory et son "Vendetta" (encore éditions Sonatine♥♥)

 

Sinon, pas de de Prix du ragondin décomposé d'or cette année (tu l'auras compris le prix de la loose, prix décerné l'année précédente à Katherine Pancol), même si je dois admettre que "Le diable vit à Notting Hill" de Rachel Johnson y a échappé de peu, mais je savais à quoi m'attendre, alors ce serait malhonnête de ma part de lui casser du sucre sur la moelle épinière. 

 

♥ Sinon, le podium de 2010, ça donnait ça. 

 

 

Voilà, voilà, c'est tout, bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre.

 

PS: très peu d'actualités littéraires cru 2011 dans mon podium lectures 2011, certes...

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:58

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Je vais tenter d'aller à la concision pour ce bouquin, la concision étant une qualité qui m'est aussi éloignée que le bon goût capillaire chez Candeloro, mais je vais essayer car je dois faire court.

 

L'auteur, Michel Folco, nous ramène dans le passé d'Hitler depuis sa naissance jusqu'à l'aube de la première guerre mondiale. Un retour sur cette période afin de peut-être y trouver des circonstances aggravantes, des séquelles, des failles dans cette époque qui pourraient d'une certaine manière avoir déterminé (sans disculpé) le parcours funeste qu'on lui connaît tous, un peu comme quand tu grattes dans le passé d'un serial killer et que tu trouves en général de quoi te mettre sous la dent niveau influence néfaste sur le profil psychologique. Et bien en ce qui concerne Hitler: rien à signaler. RAS.

 

Certes Adi (comme sa mère l'appelle) a eu un père rigide, comme je suppose beaucoup de pères à cette époque, mais il grandit surtout avec une mère, Klara, qui ayant perdu ses 3 enfants avant la venue d'Adolf, le chérit et le met sur un pied d'estale. En cherchant dans l'enfance on y retrouve un enfant sérieux qui aurait voulu être chef peau rouge, mais bon moi quand j'étais gosse je voulais avoir les pouvoirs magiques de Gigi, mais c'est  pas à cause de cette "insatisfaction" que maintenant adulte je sors la nuit à pas de loup égorger des gens... Bref du côté de l'enfance pas de blessure de l'âme à relever. La période la plus compliquée de sa vie aura été au moment de la mort de sa mère en décembre 1907, où la effectivement il va se retrouver en galère économique à dormir dans des lits infestés de punaises, mais là encore il va plus ou moins bien s'en dépatouiller. Sa plus grande frustration il faudra plutôt  la chercher  du côté de ses prétentions en tant qu'artiste peintre-architecte, ou doublé pourtant d'une sacrée détermination et auto-estime, il va se faire refouler par deux fois à l'examen d'entrée de l'école des beaux arts de Vienne. Il déclame à qui veut bien l'entendre, même ceux qui ne veulent pas l'entendre, "Je serai un jour un grand peintre et aussi un grand architecte; d'ailleurs j'aurai ma statue sur la Franz-Josef Platz,  je peux même te montrer où exactement!". Malheureusement il voit le brillant avenir de peintre qu'il se destine s'obscurcir et se prend un peu râteaux sur râteaux artistiquement parlant. Par contre on trouve effectivement dès la petite enfance les traits qui feront de lui une bonne base de dictateur: colérique, impulsif, égocentrique, intolérant, autoritaire, ascétique. Pour cet homme à la digestion hasardeuse et aux flatulences incontenables (voilà le genre d'info que j'ai retenu aussi), son capital émotionnel lui le dirige vers tout sauf un destin de bout en train, enfin je veux dire à côté de lui Staline c'est Priscilla folle du désert (et c'est dire...)

 

En résumé on ne trouve pas matière à "comprendre" le monstre, rien de bien solide comme dossier qui puisse permettre "d'expliquer" les dommages de l'adulte, ce qui finalement est bien effrayant, car on aurait mieux aimer sonder dans le passé et y trouver les racines du mal, mais que dalle, rien de bien sérieux, juste se rendre à l'évidence qu'on ne naît pas forcément serial killer, mais qu'on peut le devenir, à sa guise.

 

Bon voilà je ne sais pas si je fais franchement honneur au livre,  je dois admettre que malgré l'originalité du texte,  je ne suis pas restée happée par la lecture de cette pas tout à fait biographie qui mélange justesse historique mais surtout une grande liberté de fiction, c'est peut-être que dans ce style j'ai encore fraîchement en mémoire le talentueux Laurent Binet et son "HHhH", et que genre maintenant je vois pas franchement qui peut lui arriver à la cheville. Dans mes lectures de "bio" il y aura toujours un avant et un après Laurent Binet. 

 

Je te laisse mon très cher lecteur de l'ombre, je vais faire un truc de "ouf" comme dirait plus personne, et c'est ce qui est souhaitable: je vais manger un kiwi.

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 17:20

 

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Au petit matin (enfin je mythone il était un peu 12h00, mais bon...) je suis partie cahin caha vers ma librairie, cheminant tel Casimir en mode cow-boy asthmatique (je suis à deux semaines d'accoucher les gars, et j'ai la grâce d'un vomi frais sur le bitume).

Emmitouflée dans une solitude délicieuse (oui ça fait du bien d'être de temps à autre complètement seule) (je peux être ours des fois), je suis allée faire quelques petits achats-bouquins que je fais toujours noter scrupuleusement dans une carte de fidélité parce que je le vaux bien et puis parce qu'au bout du compte quand t'as dépensé pleins de sous ils te refilent une remise, certes il ne vaut mieux pas calculer la somme totale des dépenses ayant permis cette réduction somme toute modeste, mais c'est toujours agréable de payer 4 livres pour le prix de 2.

Dans mes acquisitions du jour, un livre dont j'attendais sa version poche, patiente tel le guépard à l'affût de la gazelle (c'est patient non un guépard ?) : il s'agit de "Femmes de Dictateurs" de Diane Ducret. Je peux te dire que ma solitude et moi on était fort content de le trouver, on aurait presque fait un pas de danse si on n’avait pas les jambes gonflées comme des châteaux gonflables de parc d'attraction minable.

Soudain j'ai été distraite par une cliente, moi je suis comme çà je laisse trainer l'oreille, c'est mon côté CIA, et surtout quand je sens que ça va être drôle (enfin drôle tu en jugeras par toi même mais moi ça m'a fait rire).

 

-La cliente s'adressant à la vendeuse: "Mabanckou - Bonjour!" (lancé avec un accent à la Valérie Lemercier dans les Visiteurs)

 

(Je ricane)

 

- La vendeuse qui semble être une stagiaire: "pardon?"

 

- la cliente: « oui je cherche un livre de Mabanckou, c'est un auteur français mais il est noir comme il se plait à le dire! » fanfaronne t'elle...

 

(Et oui, nous avons affaire à une belle perle des libraires, bon déjà et d'une si je ne me trompe pas ce mec il est d'origine congolaise, mais même s'il était né à Perros Guirrec, ce serait du pareil au même, je sens qu'on a du niveau là, je continue de tendre l'oreille...

 

- la vendeuse: "Quelle référence vous recherchez?"

 

- La cliente qui a un bonnet en poil de rat gris, ou autre animal gris: "un poche"

 

(Je re-ricane face à la précision de la cliente)

 

- la vendeuse:"non mais quel titre ?"

 

- La cliente balance le titre et enchaîne " vous savez il est extraordinaire cet auteur, il est passé à la grande librairie, vous connaissez, c'est FORMIDABLE comme émission, vous savez  NOUS ON REGARDE QUE LA 5 VOYEZ-VOUS!!!!"

 

Elle parle plus fort maintenant, et je me dis que c'est peut-être François Damiens qui fait une caméra cachée, je la regarde bien, non c'est bien une dame qui ne regarde que la 5 et qui parle comme Valérie Lemercier dans les Visiteurs.

 

Bon je vais arrêter de faire les dialogues, mais la dame au bonnet gris de poil de loutre, ou autre animal gris, a enchaîné connerie sur connerie dans des sons qui partaient dans les aigus. La vendeuse, quant à elle, a fait que non elle ne connaissait pas l'émission de la grande librairie, ce qui excuse prends moi pour une grosse snob et dieu sait que je ne suis pas non plus une fan absolue de cette émission, mais pour une libraire, ou une libraire en devenir, ignorer la presque unique émission littéraire du petit écran c'est un peu pousser mémé dans les orties. Soudain se rapproche une autre stagiaire avec une vilaine acné rebelle "Y'a une cliente qui veut savoir où se trouve le livre "Le parfum", tu connais cte bouquin ? " et là l'autre stagiaire fronce les sourcils révélant sa méconnaissance de Jean Baptiste Grenouille et tape vigoureusement sur son ordinateur. Et d'une perle, deux perles, trois perles...

 

Bon OK peut-être que ce ne fera rire que moi, mais ce matin (ok ce midi), ça m'a fait ricaner moi et ma délicieuse solitude ponctuelle.

 

Sinon j'ai acheté trois autres bouquins que j'avais gardé au chaud, et en gros je tape moyennement dans la littérature  confortable et molle de chambre de maternité, je me suis dit que si je coince neuronalement, je pourrai toujours dire à mon mari d'aller me chercher le dernier  Grazia dans le hall de la maternité. Je vais quand même glisser ses bouquins dans ma valise entre le sèche-cheveux (épisiotomie?) et les slips jetables (la délivrance et la grossesse s'accompagnent de toute une nuée de mots glamour que je suis désolée je ne t'épargne pas) (Ronsard, et mignonne allons voir si la rose, et donc ami poète passe ton chemin.)

 

En attendant je suis là à te raconter des inepties alors que je devrais de parler des autres bouquins ou BD que j'ai lu dernièrement, mais c'est tout moi, plus je suis en retard, plus je me mets en retard, comme dirait l'autre...

 

Voici les bouquins lus, et qui attendent leur jugement dernier (en toute humilité):

 

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Et sinon toi ça va mon très cher lecteur de l’ombre ?

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 11:40

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Le livre qui dit Fuck you, fuck you very very much à Charles Dantzig.

Il y a des livres qui font écho à d'autres. Tu les mets côte à côte et ils se répondent voir se défient sur un point qu'ils ont en commun, et c'est pourtant le hasard qui m'a fait se chevaucher ses lectures.  D'un côté "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", et de l'autre Charles Dantzig avec son "Pourquoi lire?", le premier donne des réponses, des claques au deuxième en allant puiser dans l'évidence, l'empirique, l'émotion de l'acte de lire, tandis que Charles Dantzig malgré un thème alléchant s'est quand même globalement contenté de me prendre le chou en allant cherchant dans le compliqué quand on peut faire simple, mais là on ne va pas entrer dans le thème du snobisme littéraire qui met en mode ON mon syndrome de Tourette, du coup je reviendrai sur lui ou sur les Chloé Delaume qui vomissent de la bile verte comme dans l'exorciste quand on associe le mot littérature à divertissement dans un autre billet. Bref je reparlerai de cette condescendance nombriliste de certains auteurs qui mettent un intérêt évident à me sortir par les trous de nez, et provoque en moi un tsunami de vilains mots dont je détiens un large répertoire.

 

Si tu le veux bien attachons-nous pour l'instant à ce petit bijou de livre qui fait du feu de cheminée dans ton coeur.

 

Londres panse encore ses plaies, la vie reprend petit à petit dans ce monde hébété au lendemain de la seconde guerre mondiale, on est en janvier 1946 et Juliet Ashton écrivain émérite reçoit une lettre d'un membre d'un mystérieux cercle littéraire depuis l'île de Guernesey: le cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates. Guernesey est une île qui a souffert terriblement de l'occupation allemande, et franchement j'ai honte d'admettre que même si cette île se situe à quelques vols d'ailes de mouettes de là où je vis, et bien j'ignorais ce pan de l'histoire. Vis ma vie de grosse niaise de l'histoire qui voyait Guernesey comme une petite île peinarde, plutôt épargnée des guerres du 20°s, j'imagine une île avec des maisons de granit et de colombage, des ajoncs, des hortensias et une bruyère odorante, un petit bout d'île qui se dresse au milieu de la Manche, couloir de mer qui nous sépare du Top Shop et de l'odeur de curry que j'adore du métro Londonien. Pas plus, tu vois... 

 

Donc revenons en à ce cercle littéraire qui est né à cause d'une histoire de de cochon rôti dégusté en cachette de l'occupant. Pris sur le fait des habitants de l'île vont inventer et prétexter un cercle littéraire qui va leur sauver la peau des fesses. Par souci de cohérence face à leur mensonge, ils vont se tenir à ces réunions littéraires (approuvées par l'occupant) formées par un groupe hétéroclite qui n'avait pour la grande majorité aucun intérêt pour la littérature et découvriront petit à petit les bienfaits de la lecture.

Une fois la guerre terminée s'instaure donc une correspondance avec Juliet et les différents membres du cercle, correspondance qui tombera à pic afin d'alimenter l'article dont la charge le Times en ce qui concerne les vertus philosophiques de la lecture, car Juliet pêche sur le sujet "jusqu'ici, mon unique argument est que la lecture vous empêche de devenir gaga".  La correspondance va lui donner de très beaux éléments de réponse ainsi qu'une magnifique leçon de vie. Effectivement on est dans un contexte de guerre, les bienfaits de la littérature s'en trouvent donc pour moi presque exacerbées par le manque de liberté, mais si on doit répondre à la question, on s'en tiendra aux réponses du livre et de ses différents protagonistes, réponses universelles de cette grande question qu'est l'"utilité" de la lecture: lire est un acte de résistance, mais il s'agit aussi de résilience, de plaisir, de parenthèse, de parenthèse enchantée de divertissement, de consolation, de paix, de force, de volonté de garder la tête haute et ne pas laisser l'obscur envahir, arguments d'autant plus forts en temps de guerre... La lecture est à la fois bouée de sauvetage et arme pacifiste. Lire est l'arme et le bouclier. Rien de moins les gars. 

 

Ce roman est donc un roman épistolaire, tu sais le genre littéraire que t'apprends au lycée avec "La princesse de Clèves", celle qui a tant fait suer notre actuel président (je n'arriverai plus jamais de la vie à dissocier Sarkozy de la princesse de Clèves). "Le cercle littéraire..." est un roman qui se lit avec délice et volupté, un roman attachant et humain, vivant, drôle et émouvant (j'ai un peu versé de la larme, mais rien à voir avec le film "The descendants"avec Georges Clooney que j'ai été voir hier au ciné, et que j'ai terminé l'oeil rouge et gonflé comme par une conjonctivite ou un match de boxe, le mascara ayant coulé jusque dans la nuque, un film génial mais terriblement provocateur des glandes lacrymales, digression terminée, mais va voir ce film).

 

Ce roman a la particularité d'avoir été écrit à quatre mains par Mary Ann Shaffer décédée à 74 ans peu de temps après sa publication, et sa nièce Annie barrows: la première a été bibliothécaire et libraire et la seconde écrit des livres pour enfants. Oui une fois n'est pas coutume je ne t'apprends certainement rien, ce bouquin a fait grand bruit médiatique appuyé aussi par une quatrième de couverture signée d'un "Absolument délicieux" d'Anna Gavalda. Mais voilà je me disais qu'au cas où que imaginons que tu aies été enlevé par des aliens, ce qui est fort dommage pour toi car personne ne risque de te croire, et donc si tu n'as jamais entendu parler de ce bouquin, et bien tu peux considérer le lire. Publié en 2009 aux éditions NIL, tu le trouves aussi en poche chez 10/18.

 

Donc je reviendrai assez prochainement vous parler de l'autre livre en miroir, celui où la vilaine belle mère de Blanche Neige se regarde, et du "Pourquoi lire" de Charles Dantzig, je m'en prendrai accessoirement à Chloé Delaume et probablement je lui dirai qu'elle aille bouffer ses chauve-souris et qu'elle arrête de nous faire chier. Sur ce, amis de la politesse et très cher lecteur de l'ombre, je vous souhaite un divin WE, à essayer de ne pas vous cailler les miches mignon. 

 

PS: Je te rappelle un autre roman épistolaire tout à fait recommandable lui aussi "Les terres Saintes" d'Amanda Sthers. 

 

   

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 15:56

 

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Alors là me voilà bien embêtée... J'ai très moyennement apprécié le dernier de Bret Easton Ellis.

 

(Silence consterné de la foule en délire qui s'étrangle de terreur mêlé de dégoût de l'ingratitude de mon point de vue).

 

Je ne me sens presque pas la légitimité ni le courage d'assumer mon manque d'enthousiasme pour ce bouquin, je suis pourtant une sorte de lectrice assidue et plutôt conquise d'avance par l'écriture de Bret Easton Ellis comme avec "Lunar Park" par exemple, mais je ne me considère quand même pas une fan (sinon je serais une fan plutôt médiocre étant donné que je n'ai jamais lu "American Psycho" = les boules = la honte un peu).  Les vrais fans de toute la vie les Frédéric Beigbeder ou les Simon Liberati me vomiraient probablement dans la bouche (exquise image) de bouder ce dernier bouquin de Bret Easton Ellis, mais bon j'assume, moi je reste sur une sensation de "Mouais... bof...."  

 

Il s'agit de la suite, 25 ans après, de "Moins que Zéro", livre culte pour beaucoup dont moi. C'est un peu le "Requiem for a dream" de la littérature, mais le bad trip est en mode Los Angeles qui met en scène un groupe de jeunes californiens tous enfants de papa et cockés comme les narines de Jean Claude Vandamme, mais il s'agit aussi d'une merveille de poésie mélancolique et de vie désabusée d'une génération désenchantée.

 

Lire "Moins que zéro" pour moi a été une petite révolution, je devais avoir plus ou moins l'âge de passer le permis de conduire, je connaissais déjà les gueules de bois qui t'arrachent la rétine, et je crois que comme pour beaucoup ce livre m'a marqué. C'est aussi le livre qui a lancé toute une pléaide d'écrivains créant des personnages d'encre et de papier (ou plus souvent d'alter ego) plutôt fortunés avec une forte addiction pour les drogues dures  et menant une vie de patachon, il y a en a eu beaucoup à jouer sur ce registre dont certains me viennent en tête comme les premiers bouquins de Jaime Baily  ( " Ne le dis à personne", "La nuit est vierge"), Beigbeder et en gros tous ces premiers romans, Lolita Pill ("Hell"),  le petit dernier Sacha Sperling ("Mes illusions donnent sur la cour"), etc..., etc...

 

Dans "Suites impériales" on retrouve les héros de "Moins que Zéro": Clay, Julian, Blair et Rip, tous ont un lien avec l'industrie cinématographique. On reste dans le même décor: une Los Angeles déshumanisée, violente, des héros qui prennent du gin au petit déjeuner, mélancolie en intraveineuse, un univers où le futur a le sourire du diable...  Le héros, Clay, se retrouve embourbé dans une affaire de prostitution et de crimes, et l'histoire s'enfonce vers une ambiance d'orgie funeste, de paranoïa totale, et de thriller brouillon qui n'a pas su totalement me séduire, voilà tu peux me lancer de la moussaka pourrie au visage, j'assume mon point de vue.

 

Bon je sais que pour la suite de "Moins que zéro" fatalement on ne pouvait qu'entrer dans la noirceur, les personnages du bouquin ayant un background pas du tout ambiance la petite maison dans la prairie, alors c'était je dirais une suite logiquement escomptée. En fait mon problème à moi c'est que j'aime être surprise par les auteurs, j'aime qu'ils me bousculent un peu, et avec Bret Easton Ellis tu sais déjà à quoi t'attendre: reflet d'une société abjecte, ambiance "Life sucks", strass californien, sexe trash, drogue et panique-aliénation-obsession-schizophrénie, univers qui fait la signature de Bret Easton Ellis, certes, mais qui là pour le coup m'a lassé... En même temps je savais aussi à quoi m'attendre... 

 

Quand tu lis les critiques style Vogue, Nova ou les Inrockuptibles, temples de la hypitude, qui louent le semi-Dieu qu'est pour eux Bret Easton Ellis, faire l'effrontée et trouver l'auteur "répétitif" c'est forcément passer pour une grosse ringarde, pire une beauf, une sorte de nana qui met les "si "avec les "...rait", qui sert à tout va du "faut qu'elle voye" et qui porte des strings boulochés Snoopy ou Hello Kitty... Tant pis j'assume, condamnez-moi au supplice du chatouillement de la voûte plantaire sur l'autel de la branchitude. Fuck off. Ca m'a un peu gavé ce bouquin de Bret Easton Ellis.

 

Bon quand même si tu veux t'en faire un avis propre et subjectif il vient de sortir en poche chez 10/18.

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre.

 

PS: Précisions: je ne porte plus de strings depuis 2003 (plus ou moins), et je suis presque aussi stricte sur les fautes d'orthographe/grammaire/conjugaison que Bernard Pivot (presque), et je rajouterai que je ne peux pas saquer Snoopy ou cette garce d'Hello Kitty sur du textile et encore moins sur des sous- vêtements d'adulte. Je voulais juste préciser ces détails.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 11:58

Bien le bonjour mon très cher lecteur de l'ombre!

 

Attention billet d'actualité, enfin plus ou moins,  disons que vu que je vais te parler de BD et qu'on est en plein festival international de la BD à Angoulême (cette année présidé par Art Spiegelman quand même les gars), donc oui on peut concéder que je suis au moins sur la bande d'arrêt d'urgence de la route de l'actualité de la BD (non je suis désolée je n'ai pas mieux à t'offrir aujourd'hui comme métaphore).  

 

Et parce que le temps me manque et en plus me presse, je vais faire un billet pot-pourri sur plusieurs BD que j'ai lu dernièrement avec de très chouettes découvertes.

 

On va commencer par mon coup de coeur:

 

1/ Enfin mes deux coups de coeur... Le premier est le dernier de Guy Deslile " Chroniques de Jérusalem" mais vu que je ne l'ai pas terminé, je t'en reparlerai après, mais il est juste formidable, en somme comme d'hab avec ce monsieur, et d'ailleurs il fait parti de la liste de la compétition officielle du festival, tiens donc tout comme "Coucous Bouzon"... 

Bref de lui je t'en recause à un autre moment.

 

1 bis/ Autre coup de coeur: "Libre comme un poney sauvage", Lisa Mandel.

 

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Bon déjà rien que le titre. J'adore toutes les expressions  qui tourne autour du Poney, c'est une de mes faiblesses, j'ai beaucoup d'expressions propres autour de cet animal, plus particulièrement au sujet de sa méchante haleine (est-ce un mythe? j'ai jamais été trop vérifié ?), j'aime le poney, je le trouve ridicule et sympa à la fois, et du coup avec un titre pareil je ne pouvais qu'être séduite (oui il ne me faut pas toujours grand chose). Lisa Mandel est un auteur BD et aussi illustratrice qui roule sa bosse depuis un paquet de temps avec une certaine bibliographie, dont des séries que je ne connais pas comme "Nini Patalo" et "Eddy Milveux". Elle a tenu un blog qui est d'ailleurs à l'origine de cette BD, et a par la suite recrée un autre blog "Free as an egg", mais bon il est pas du tout actualisé je crois. "Libre comme un poney sauvage" raconte la vie de l'auteur ou de son alter ego entre août 2005 et mars 2006, notamment son premier grand voyage en Argentine, et c'est juste hilarant.

 

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"Libre comme un poney sauvage" est édité chez Delcourt dans la collection Shampooing dirigée par Lewis Trondheim, mais il est sorti en version poche chez Pocket depuis septembre 2011 et coûte moins de 6 euros, c'est pas chouette çà!

 

 

2/ "Paul à un job d'été" et "Paul en appartement", Michel Rabagliati.

 

 

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Au pays de Linda Lemay et du sirop d'érable (oui les clichés ont la peau dure chez moi) il y a aussi Michel Rabagliati, auteur génial de la série des Paul, ces véritables romans graphiques, instantanés de vie de Paul, alter ego de l'auteur. Rappelle toi la première BD que j'ai lu de lui c'était "Paul à Québec", je t'en avais causé ici, et donc oui c'est de la BD du Québec, le pays où tous les gens ont l'air sympa (je te rappelle qu'un pays où ces habitants mettent du beurre sur leur croûtes de pizza ne peut qu'être un pays de gens sympas). Michel Rabagliati est un mec avec des gros sourcils touffus comme des autoroutes de poils, un mec relax et talentueux qui peut prendre la pose en dédicace avec des auréoles océaniques de transpiration au niveau des aisselles, mais il n'en a rien à battre. C'est le genre de BD qui met tout le monde d'accord, je ne pense pas franchement qu'il peut y avoir quelqu'un qui puisse cracher sur cette série, car c'est vraiment chouette comme tout. C'est frais, drôle mais d'un humour délicat et tendre, parfois très émouvant (dans "Paul à Québec, j'ai pleuré des rivières de mascara),  une BD qui racontent des morceaux de vie, des instants qui peuvent parfois sembler complètement banals mais qui sous son crayon et sa plume prennent un relief génial. Je dois dire que c'est  assez addictif comme série et l'avantage est que tu n'as absolument pas besoin de suivre les tomes de façon chronologique. Le petit dernier de cette série c'est "Paul au parc" sorti en novembre 2011, et tu le trouves comme les autres aux éditions La pastèque.

Si tu veux en savoir plus sur cet auteur va donc jeter un coup d'oeil à mon premier billet sur lui.  

 

3/ "Moi je", "Moi je et caetera" et "Papa" Aude Picault.

 

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Dans ces BD on est sur 2 registres mais avec un point commun: un fond autobiographique. 

 

Pour la série des "Moi Je", que j'ai acheté dans un joli petit coffret tout mignon (éditions Warum), on est dans la lignée un peu des Joséphine (par ici, par ), en tout cas une nana genre disons trentenaire qui comme elle n'a vraiment pas des fesses à string, boit des fois exagérement, mange trop de fromage, possède un avenir professionnel incertain (auquel cas elle se résoudra à faire Mickey chez Disneyland), elle possède une famille un peu boulet, une soeur qui ne jure que par son mari et ses enfants, et une mère qui n'est pas forcément en phase avec la technologie pas du tout de pointe (enfin des moments où on roule les yeux qu'on a tous vécu)...  

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Elle se galère de mecs ineptes en mecs passe-ton-chemin et se dit: "il faut absolument que j'arrête de sortir avec d'énormes cons", et quand elle croit en avoir trouvé un qui soit acceptable... 

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Une fille comme tout le monde en somme, qui accumule les moments de solitude (et à la même occasion frôle la catastrophe scato...)

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(oui genre comme si ça t'était jamais arrivé à toi...)

 

Allez changement radical d'ambiance, et désolée sans transition aucune, avec son autre BD "Papa" on plonge vers un récit de souffrance et d'incompréhension, mais aussi de résilience, puisque Aude Picault raconte le suicide de son père...

Ces trois albums sont d'une rigueur presque sèche au niveau du graphisme, un style qui peut parfois décontenancer par le trait épuré, limite exagérément minimaliste qui n'est pas ce qui me séduit toujours... J'ai quand même envie de lire ces autres BD qui ont eu un grand succès tels que "Transat"qui raconte sa traversée en voile de l'Atlantique, ou le dernier "Fanfare" qui lui pour le coup arbore un graphisme complètement différent, beaucoup plus coloré. 

 

Bref, en ce moment je suis plutôt BDvore (j'en ai lu d'autres, mais je t'en reparle un autre jour), en tout cas je peux te dire que j'aimerais trop être en ce moment à Angoulême à faire exploser un budget BD DonaldTrumpien. Sinon pour info la BD se porte plutôt pas trop mal, un secteur qui pour l'année 2011 a affiché une insolente croissance de 3,04% (compte tenu de l'ambiance économique actuelle, on peut presque parler de miracle non ?), moi ça me fait plaisir ce genre de chiffre, vraiment.

 

Bon je te laisse, prends bien soin de toi mon très, très cher lecteur de l'ombre.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:17

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Warning: billet écrit avec du sang de bisounours.

 

Voici de la littérature cold cream ou baume au coeur, de la littérature avec de la bonne humeur, de l'humour, de l'amour qui ne dégouline pas minablement, mais plutôt s'insère dans le coeur diffusant un je ne sais quoi de réconfortant. C'est de la littérature qui fait du bien. Un peu comme quand tu lis du Anna Gavalda ou du Philippe Delerm, mais avec une originalité différente, un truc en plus qui m'a bien plu, sans que non plus les bras et la bave m'en tombent d'émotion transie, mais j'ai passé un chouette moment. Très chouette. Très, très chouette.

 

Nathalie est cadre dans une entreprise suédoise qui a je crois un lien avec Krispolls. Un dimanche son bonheur conjugal se voit anéanti, et la laisse sur le bas côté de la route de la vie, inconsolable. Mais un jour s'ouvre une possibilité de remède certes au préalable improbable: un mec, un mec qui  ne paie pas de mine, le genre de type insipide et transparent que personne ne calcule: "Markus était un homme ponctuel, et aimait rentrer chez lui à sept heures quinze précises." Et là commence une histoire, et là commence l'éloge de la délicatesse dans les rapports amoureux.

 

Attention parenthèse et instant sponsorisé par l'ami Ricorée : Bordel! de la délicatesse, on en a tous besoin, il n' y a que les blasés du myocarde, ceux qui ont les artères coronaires rongés par le cynisme qui croient ne pas la nécessiter. On a tous besoin de laisser entrer en nous des arcs en ciel, des maisons bleues adossées à la colline, des chariots d'étoiles (oui encore de multiples références musicales foireuses...)... (désolée, on va mettre ça sur le dos des hormones).

Donc voici un livre à ranger dans la catégorie des livres Prozac. Comme je te disais l'humour et la dérision tissent aussi ce roman, qualités qui semblent être la signature de cet auteur à l'écriture-scalpel irrésistible. Son premier grand succès littéraire fut "Le potentiel érotique de ma femme", et vient de sortir chez Gallimard "Les souvenirs". Pour ma part j'avais noté il y a quelques temps le bouquin "Lennon", dans la catégorie des autobiographies fictives de chez Plon dans lequel avait oeuvré déjà Amanda Sthers avec Liberace, et j'y reviendrai.

 

C'est étrange quand j'ai lu ce bouquin j'ai pensé à "Belle du Seigneur"... Ce qui est d'autant plus étrange c'est que je n'ai jamais lu ce bouquin (oui donc étrange et n'importe quoi), et je viens de lire qu'il s'agit du livre culte de David Foenkinos... Comme quoi... 

 

Bon ce livre est sorti en 2009, donc à défaut d'être dans l'actualité littéraire (une fois de plus), je suis au moins dans l'actualité cinématographique et musicale. Je n'ai pas vu le film qui vient de sortir avec Audrey Tautou et François Damiens (entre autres), pourtant je suis assez curieuse de voir ce qu'en ont fait  l'auteur et son frère, Stéphane, dont je t'ai déjà parlé avec 55 écrivaines par Stéphane Foenkinos à la Galerie Dupin, Paris ( j'aurais tellement voulu voir son expo et même soyons fou, j'adorerais avoir chez moi son portrait de Barbara Cartland...). 

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Sinon on est aussi dans l' actualité musicale, ben oui, parce que la BO a été composée par la OH talentueuse Emilie Simon et son album tout chaud sorti "Franky Knight", de la délicatesse en barre aussi cet album, moi pour ma part, je reste avec celle-ci:

 

 

 

Bien à toi, mon très, très cher et délicat lecteur de l'ombre.

 

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  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
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