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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 22:25

                                         Walking dead - Walking dead, T2                                    +                        Walking dead - Walking dead, T3

 

Previously on mon blog, je te parlais d'une série BD en 12 tomes, Walking Dead, avec des corps déambulant en état de décomposition avancée, des zombies, et je te donnais même un conseil à la Koh Lanta que si par mégarde un jour tu te retrouves face à des zombies l'idéal c'est de ne pas faire ta chochotte et de t'enduire de leur putréfaction afin de passer pour un des leurs.

 

Je suis une grosse feignasse et je te copie-colle le pitch que j'ai déjà fait, histoire de te remettre dans le fil de l'histoire:

 

"Rick est flic, lors de son service on lui tire dessus et il tombe dans le coma. Quand il se réveille dans cet hôpital étrangement silencieux et désert, le monde n'est plus le même, et d'étranges créatures répugnantes mi humaines mi mortes mais surtout répugnantes(= zombies) sont enfermées dans la cafétéria de l’hôpital. Il échappe à un poil de la morsure fatale, et en se rendant chez lui il se rend compte que la situation apocalyptique s’est étendue au reste de la ville et que sa famille a disparu."

 

Donc après le tome 1, j'en suis donc désormais au tome 2 " Cette vie derrière nous" et tome 3 " Sains et saufs", et donc...

 

Et donc call me mauviette si tu le veux mon très cher lecteur de l'ombre mais j'ai failli lâcher la lecture à cause de la mort de trop (je te dirais pas laquelle, forcément). J'étais dans ma baignoire en train de lire et de me détendre pas forcément très pertinement vu le genre de la série, puis le livre a volé dans ma salle de bain (ma salle de bain fait 3m2 c'est un poil prétentieux de ma part de parler de "voler"), j'ai dit "c'est bon, fait chier, ras le bol de cette avalanche gore, de ce tsunami d'hémoglobine, de ces cascades de pus dégoulinant de plaies béantes, de viscères traînant au sol, j'arrête et je vais lire du Candace Bushnell, du bouquin où ça parle de cup-cake, de Jimmy Choo ou d'ébriété avancée au Chardonnay grand max! Re-fait chier!" 

 

Puis je me suis fait violence, et tel un phénix jaillissant de ses cendres de pas un cendrier je suis revenue à la lecture de cette série que j'ai pourtant bien failli abandonner. J'ai avalé le tome 3 aussi, que du coup je peux te dire que je suis immunisée à vie contre le gore, car dans le 3 il est question en plus d'assassinats horribles en mode décapitation, orchestrés non pas par un zombie, mais par... un humain...

 

Car c'est de ça qu'il s'agit dans cette série BD, le message est limpide pas franchement déguisé sous des insinuations subtiles, le monstre n'est pas celui que l'on croit, le monstre n'est pas le pauvre et pathétique et presque inoffensif zombie, le monstre est l'humain.

 

C'est donc une critique évidente de l'individualisme et de la cruauté de l'homme mis à l'épreuve quand la société de consommation, de loi et d'ordre disparaît, quand le monde d'hier n'est plus, et que chaque jour est une question de survie, quand manger se relève un défi presque insurmontable, ou quand chaque seconde il faut déjouer la mort qui rôde partout.

 

Donc voilà je ne veux pas en raconter plus, je peux juste te confirmer que oui cette série à part être trash et gore, est aussi haletante, prenante et donc énervante car prenante. Je te confirme aussi que malgré mon indifférence d'intérêt  face au zombie, je crois pouvoir avancer que cette BD n'est pas seulement destinée aux zombiephiles ou autres freaks, cette série BD c'est un peu comme une série télé au suspens efficace mais en BD quoi. A ce sujet je te rappelle que tu peux désormais voir la série télé qui est sortie depuis fin octobre. Je reviendrais avec une appréciation encore plus ample, car j'ai sous le bras les tomes 4/5/6.

  

Allez  je m'en vais regarder un épisode des petits malins et de l'ours Gaby, pour détendre ces tensions cervicales dues à toute cette adrénaline épuisée. Et si tu croyais que j'allais pas te caller ce générique dans les cavités auriculaires afin que cette chanson te traîne dans la tête toute la journée, et bien tu te trompais.

 

   

 

Bien à toi mon très, très cher lecteur de l'ombre.

 

 

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:11

Comment ne rien faire

 

 

"Comment ne rien faire"...

 

Ah ce doux appel à l'oisiveté... J'adore l'idée de ne rien faire, de buller, glander, se la couler douce, feignasser, disparaître, disparaître un instant, se tourner les pouces, un peu un poil dans la main, admirer ses crottes nasales (sorry), hiberner, les doigts de pied en éventail, les doigts de mains aussi, baver de léthargie, de délicieuse léthargie, se mettre entre parenthèses, se faire oublier, ne pas en foutre une, ne pas en ramer une, ne pas se casser le cul, paresser, s'adonner à la paresse, être actif comme un hérisson, ou comme une huître, et surtout ne rien faire...

 

J'ai flashé sur le titre (super vendeur selon moi) mais aussi l'auteur-illustrateur Guy Delisle que j'apprécie m'ont incité à l'emprunter à la bibliothèque où c'est tellement le bordel dans la zone dédiée aux BD que t'as l'impression que y'a un mec très fâché et au moins fort comme çà qui est venu secouer les rayons (et que accessoirement personne n'a rangé après).

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(la prochaine fois je lui prends une photo au rayon BD de la biblio' comme témoignage de ma non-exagération).

 

"Comment ne rien faire" regroupe des courtes histoires qui apparurent (utilisation du passé simple non fortuite censée attester de mon agilité en conjugaison, ou comment je me la raconte) dans diverses revues ou publications genre Lapin ou Spoutnik. Ici il s'agit d'une reédition sortie en 2007 chez les éditions La Pastèque.

Donc au niveau du résultat, cet album est assez confus et mon reproche sera qu'on saute du coq à l'âne tant au niveau des thèmes, du ton, du style graphique, bref j'ai pas adoré. Il y a même certains travaux que j'ai trouvé au bord du surréalisme (et donc où j'ai pas tout compris), mais bon ce qui sauve c'est qu'il y a toujours cette marque de fabrique made in Guy Delisle c'est à dire cet humour qui frise parfois délicieusement l'absurde. Allez on va pas tourner autour du pot: j'ai amplement préféré les formidables "presque-carnets de voyage" de Delisle et j'ai nommé  "Pyongyang", Chroniques Birmanes", et "Shenzhen" dont je t'ai déjà causé.

 

Pour faire court (si je te jure je peux), il y a des bons moments, mais c'est pas le meilleur du best de Guy Delisle selon mon humble point de vue.

 

PS: je suis en train de traîner ma race de grosse têtue de lectrice avec "Shantaram" de Gregory David Roberts, ce bouquin dont je t'ai déjà parlé ici. Non que ce soit imbuvable (enfin des fois c'est border line de l'être),  mais il y a des moments où j'ai un peu envie de l'envoyer valser dans un coin de mon appart, un coin oublié, là où il fera compagnie aux boules de poils du labrador, à la poussière impossible de cette ville, et à un très probable cadavre de cafard.

Mais mon drame c'est que je suis tenace, un poil warrior, un tantinet couillone et je me suis mis(e?) un point d'honneur à terminer ce bouquin, donc en attendant que je le termine, je vais te faire passer de la BD, car c'est de la triche, c'est plus rapide à lire. A part de la BD  je reviens aussi prochainement avec "La vérité sur Chuck Norris" (édit° Sonatine) où tu apprendras que quand "Chuck Norris mange les plateaux repas dans les avions, c'est bon", ou que "Chuck Norris n'est pas Dieu mais il le bat au golf".

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre, une fois n'est pas coutume j'ai fait preuve de concision, qualité supposée être à des années lumière de mon modus seri (cherche pas, çà existe pas comme mot), allez je te laisse, je retourne à ma dissipation habituelle, genre je m'en vais voir si Céline Dion elle leur a trouvé des prénoms à ses jumeaux, histoire de rigoler un peu quoi...

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 11:21

 

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Je n'ai pas peur des zombies, du tout, parce qu'ils sont lents ou du moins ils sont supposés l'être, ce qui stratégiquement parlant est une aubaine car en courant on peut leur échapper. Ou alors (comme on l'apprend dans cette BD) en se badigeonnant de leurs cadavres suintant on peut passer pour un des leurs et du coup on est peinards (enfin presque).

 

Non vraiment le zombie ne me fait pas peur, c'est même pire il m'indiffère.

 

Cependant je suis influençable et surtout curieuse, et quand j'entends à plusieurs reprises que la série BD "Walking Dead" est une tuerie, je tends l'oreille et je vais à la bibliothèque me rapprocher de l'ovni en question...

 

Rick est flic, lors de son service on lui tire dessus et il tombe dans le coma. Quand il se réveille dans cet hôpital étrangement silencieux et désert, le monde n'est plus le même, et d'étranges créatures répugnantes mi humaines mi mortes mais surtout répugnantes(= zombies) sont enfermées dans la cafétéria de l’hôpital. Il échappe à un poil de la morsure fatale, et en se rendant chez lui il se rend compte que la situation apocalyptique s’est étendue au reste de la ville et que sa famille a disparu. Je ne vais pas t’en dire plus car je veux pas spoiler.

 

Je suis au premier tome qui s'intitule "Passé décomposé" (en France cette série a été divisée en 15 tomes au total et c'est chez Delcourt). Il paraît que le tome 1 c'est le plus chiant,  mais qu'après, tout s'accélère et du coup on se retrouve captif de cette série BD au suspense insoutenable qui rend addict comme au nutella ou aux drogues récréatives. Du coup ils en ont fait une série TV qui semble qui va tout cartonner et qui sort aux Etats-Unis le 31 octobre prochain (marketing halloweenesque oblige). Je te balance le trailer. 

 

   

 

 

Voilà moi pour le moment je vais continuer de lire cette série et je te dirai si ça m'a emballé autant que tous ou pas du tout et te donner une opinion plus solide, mais je peux d'ores et déjà te dire que j'ai envie de savoir la suite.

 

En ce qui concerne les zombies au ciné, je te conseille un film espagnol "REC" (2007), que t'as du forcément en entendre parler et qui est extrêmement bien foutu, et donc terriblement flippant que du coup je veux même pas voir le 2 (heureusement que je te disais que j'ai pas du tout peur des zombies, oui enfin bon c'est comme Blair Witch à priori les sorcières ça me terrorisaient pas, mais quand j'ai vu Blair Witch j'ai été vomir tellement que j'étais flippée).

 

Mais moi je préfère quand le zombie est traité avec humour (rapport à mon absence de bravoure) comme dans le très génial et british film "Shaun of the Dead"(2004), qui est une parodie super chouette de zombies. 

  

Le zombie est un genre qui prend de plus en plus d'ampleur, on le retrouve aussi en littérature, et à ce sujet je me ferai le devoir de lire bientôt l'auteur et scénariste Max Brooks qui écrit beaucoup au sujet des zombies et dont le bouquin "World War Z" a été sur-ovationné et pas que de la part de freaks, mais de la part aussi de gens très carrés comme moi. (Je suis cartésienne tel un théorème de pythagore, rappelle toi de mon côté pragmatique).   

 

Ici à Madrid, chaque année au mois de février il y a la marche zombie où niveau déguisement ça déconne surtout pas, une sorte de Zombie pride quoi.

 

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 (j'ai pas choisi les plus terrifiants comme tu pourras le constater)

 

 

PS: on est en plein actualité Halloween, fête dont j'en ai un peu rien à carrer, mais quand même je voulais pousser à l'occasion mon tout petit coup de gueule contre toutes celles (appelons-là Martine) qui pour Halloween se déguisent en sorcière mais genre sorcière mignonne, parce que c'est bon quoi elle veut pas être ridicule et/ou moche Martine.

Pour moi se déguiser en sorcière c'est faire dans la verrue et dans l'hypertrophie nasale et balader son corps misérable et bossu dans du haillon si possible sale, les dents doivent être un peu pourries et pourquoi pas un peu d'écume verte sombre à la commissure des lèvres. Pour Martine, se déguiser en sorcière c'est mettre une jolie petite robe noire, si possible courte, du rouge à lèvre prune-brun, un chapeau pointu, éventuellement des faux ongles en plastique noir et voilà: 

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(Déguisement n°1 de Martine en "jolie")

 

Donc de deux choses l'une Martine, soit tu joues vraiment le jeu et tu t'habilles comme çà:

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  (Déguisement n°2, ça va moyen plaire à ton grand-père)

 

Soit Martine, tu ressembles pour de vrai à une sorcière (ou du moins l'idée populaire qu'on se fait d'une sorcière) (ou du moins l'idée que je me fais d'une sorcière):

 

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  (Déguisement n°3)

 

 

Allez j'arrête d'embêter Martine (surtout qu'en même temps elle fait ce qu'elle veut Martine).

 

En parlant de soirée déguisée, j'aimerais organiser une soirée sur le thème "Patinage Artistique, habit de feu et de lumière et coupe de cheveux longue dans le cou à la Candeloro",  rien que pour mettre un truc comme çà et danser sur la Macarena en me renversant du ti-punch sur les franges des bras de mon costume:

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  (Will Ferrel) (Ce Dieu)

 

Je te laisse mon très cher lecteur de l'ombre, pardonne moi ces quelques digressions, en même temps peut-être qu'avec un peu de chance je t'ai donné quelques idées pour fêter Halloween (si tu choisis l'option déguisement n°2, n'oublie pas de mettre un manteau tu vas prendre froid sinon et te chopper une lombalgie, et je te parle en connaissance de cause cela va de soit). 

 

Prends bien soin de toi, et fais quand même attention aux zombies, on ne sait jamais...

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 16:50

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Celà faisait longtemps que je voulais lire un Paul quelque part où qui fait quelque chose de la série des Paul. J'en avais entendu tout le plus grand bien, et puis ma mère m'a offert "Paul à Québec".

 

Si tu connais pas cette série BD, Paul est une sorte d'alter-ego de l'auteur/dessinateur québécois Michel Rabagliati.

  

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Il a une tête de mec trop sympa, et il dédicasse peinard avec des auréoles au niveau aisselaire, accompagné d'une bière Labatt 50 (je pourrais trop bosser pour CSI, j'ai été fouiné sur google pour te trouver le nom de cette bière) (comme si j'avais que ça à faire)...

 

Paul est édité chez la Pastèque et se décline ainsi:

 

- Paul à la campagne

- Paul a un travail d'été

- Paul en appartement

- Paul dans le métro

- Paul à la pêche

- Paul à Québec

 

Dans Paul à Québec, il s'agit d'un déménagement, et donc d'un nouveau départ, mais aussi de la mort, sans pathos avec beaucoup de douceur et d'émotions. Bon il ne m'en a pas fallu plus pour pleurer, genre des grosses larmes qui roulent et dégringolent dans ton coup en te chatouillant. Je suis un peu une mauviette de ce côté là (il y a pas longtemps j'ai pleuré pour une pub de protège-slips).

 

Avant de lire un Paul, je m'en étais fait une autre idée, je pensais que c'était le genre de BD ouvertement drôle (entends par là un peu caca-prout, références un peu nerds et humour noir = ma définition aussi du drôle), et j'ai été surprise. Agréablement surprise je dois dire, ici l'humour est simple et subtile, le but est de raconter des épisodes de vie assez banals avec tendresse, intelligence et un talent de conteur formidable. Ca ne ressemble à aucune BD que j'ai lu auparavant, ça m'a un peu fait penser au film " Les invasions barbares" de Denys Arcand, alors que ça n'a pas grand chose à voir (je suis d'une logique bouleversante). 

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(et oui au Québec on met du beurre sur ses croûtes de pizza, ce qui prouve que les québécois sont vraiment des gens super chouettes).

 

Au mois d'avril dernier au centre culturel du Canada à Paris, une expo lui a été dédiée, où Pénélope Bagieu sa fan n°1 peut-être, a mis en relief une phobie qu'ils ont en commun. 

 

Michel Rabagliati est un auteur/illustrateur simple mais pas ordinaire, car la simplicité n'est pas ordinaire, totalement recommandable. 

 

J'ai été me balader sur son site et deux trucs ont retenu mon attention (mon attention est retenue très souvent par des trucs un peu insignifiants, c'est mon côté dissipé): il offre pour les séances de dédicasses des macarons avec la tête de Paul, et il y a une photo de lui avec sa soeur à 6 ans, transportant dans des sacs à bandoulière des sandwichs au beurre de pinottes. Ah je te vois avec ta bouille de curieux, tu te dis c'est quoi ce beurre de pinottes, moi même je me suis dit qu'est ce que c'est que ce truc ? Et bien c'est du Peanut Butter, du beurre de cacahuète quoi, le truc que je mettais sur mes cookies et hop au micro-onde quand j'avais 14 ans, et que je voulais être Brenda Walsh. 

 

Allez mon très cher lecteur de l'ombre, je te laisse mais avant je voulais te conseiller si t'as pas encore vu au ciné l'adaptation de Stephen Frears d'une Bd de Posy Simmonds "Tamara Drewe", c'est super bien, vas-y cours, mais si tu préfères voir Piranha en 3 D, ben tant pis pour toi. 

 

PS: pour info "Paul à Québec", sera porté sur grand écran en 2012 je crois.

 

RE-PS: je suis un peu tendue du slip, car il faut que je me réinstalle word, et donc je ne fais appel à aucun correcteur pour écrire, tu me pardonneras les fautes d'orthographe d'analphabète qui doivent miner très probablement mes derniers billets. J'aime pas faire des fautes d'orthographe, ça fait partie des choses que je n'aime pas, ça et éplucher des courgettes (après t'as les mains qui couinent), ou lire des livres de Claire Castillon...

 

 

   

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 10:53

 

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"Je veux coucher avec des femmes", sache que cette pensée ne te quittera jamais plus et te suivra jusqu'à ta mort. Et que plus cette pensée sera forte, plus ton rapport sexuel sera dans longtemps."

 

Si ton visage acnéique est un argument de rentabilité pour Biactol, si tes pantalons sont trop courts et qu'on voit tes chaussettes, si ta mère est une source inépuisable de honte, si ton père s'est cassé avec une secrétaire avec des seins à la Sophie Marceau, si les mecs te frappent et que les filles te rient au nez, ce manuel est pour toi.

Mais bon si tu ne corresponds pas à cette description (ce qui est tout en ton honneur), ce livre est aussi pour toi car tu as été, jadis, un adolescent et ce même si tu te la racontais dans ta doudoune Creeks et que les filles tombaient comme des mouches dans les bras de ton sweat Sun Valley. Et oui, car fatalement on a tous été puceaux un jour (sauf Chuck Norris, mais çà c'est une autre histoire que tu comprendras une prochaine fois).

 

L'adolescence, époque merveilleuse de transition (note STP l'ironie de mon ton), l'enfance est toujours là sur ton visage et souvent encore dans ton corps gauche, mais tu as des envies de liberté et d'affranchissement qui te font répéter mille fois par jour "Allez vous faire foutre" en claquant les portes qui se lézardent désormais à force que tu les claques.  

 

Tu sens très souvent que la honte pourrait ouvrir une faille spatio- temporelle et t'emporter. Ton coeur bat très vite mille fois par jour, pour plusieurs garçons et/ou filles à la fois, voire même pour des profs assez laids, disons que tu tombes amoureux (se) assez souvent, mais l'éclair de ton appareil dentaire dans le soleil ne favorise pas ta vie sentimentale, ni amicale avec tes milliers d'autres défauts que tu t'imagines ou qui sont réels (ce qui est vachement plus triste).

 

Je dessine super mal, disons que j'ai le niveau CP-CE1 à peu près, mais j'ai voulu illustrer à ma manière, ma vision aussi de la pubère-non pubère car pré-pubère (l'équivalent féminin du puceau quoi), car je voulais mettre un bémol à la vision de la "femme" de 12 ans de l'auteur.

 

Voici la vision des filles de 12 ans selon Riad Sattouf:

 

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Je ne suis pas tout à fait d'accord et donc voici ma vision particulièrement personnelle d'une fille de 12 ans (et oui c'est moi à 12 ans) (je suis consciente que c'est plus du tout d'actualité, les filles de 12 ans sont plus trop comme çà, mais je suis née en 78, et j'avais 12 ans, il y a euh, ben 20 ans quoi):

 

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Mais bon revenons-en plutôt à Riad Sattouf si tu le veux bien, plutôt qu'aux failles de l'adolescence.

 

Riad Sattouf est inépuisablement talentueux, mais encore un fin observateur et prolifique auteur de BD dont je t'ai déjà parlé. D'ailleurs dans l'excellent "Retour au collège", on est dans le même thème de cet âge ingrat, qu'il a aussi exploité avec son film "Les beaux gosses" avec lequel il a gagné le césar du meilleur premier film en 2010. Mais bon voilà je t'en ai déjà parlé dans le billet sur "Ma circoncision" qui parle de "l'aventure extraordinaire du zizi de Riad Sattouf dans les années 80" alors je vais pas me repéter, car je suis comme les profs de maths je déteste me repéter. Sinon c'est aussi le père de Pascal Brutal, des Pauvres aventures de Jéremie et aussi des formidables albums de "La vie secrète des jeunes", qui ont  désormais leur adaptation sur petit-écran réalisée par Basile Tronel au programme du grand journal.

 

Voilà il y a peu j'ai lu dans une interview je ne sais absolument plus où, que Riad Sattouf se disait assez admiratif devant la coiffure de Justin Bieber, et ça m'a fait ma journée, voilà je voulais te laisser là-dessus, sans transition aucune.

 

PS: si tu es un fin renard futé tu auras vu que sur mon dessin, j'ai mis oreille gauche alors qu'en réalité c'est la droite, et oui je confonds des fois ma droite et ma gauche, c'est un de mes défauts, mais mon plus gros défaut c'est de ne jamais reboucher les tubes de dentifrice.

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l'ombre, je dirais bien je t'embrasse, mais je suis un peu ours des fois, alors tu te contenteras d'un "tendres pensées". 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 00:05

 

 

 

 

Luchadoras

 

 

C’est cette scène banale. C’est ce corps que l’on retrouve torturé, méconnaissable, les bras sont jetés un peu plus loin, les vautours commencent à en faire leur petit déjeuner. C’est cette lune triste qui laisse place à ce soleil vengeur qui se lève sur cette terre qui n’aime pas les femmes. C’est sur cette route ocre bordée de cactus jaunis par cet encore insupportable été que des enfants découvrent les restes de cette jeune fille de 18 ans, de ce sourire hier heureux remplacé par cette grimace de douleur insupportable. C’est ce visage tuméfié sur lequel les larmes ont séché, ces larmes qui ont supplié pour que Dieu existe vraiment.

 

Mais Dieu ainsi que la justice ont tourné le dos depuis longtemps à cette ville qui détient un triste record d’assassinats de femmes, jeunes filles ou même fillettes.

 

Il y a 17 ans déjà, dans cette ville où la poussière balaie les coupables, où l’été ressemble à l’enfer, et où l’hiver mort la peau, les premiers corps ont commencé à apparaître, atrocement violées et mutilées. Ciudad Juarez dans l’état de Chihuahua au Nord du Mexique, à la frontière des USA, est une ville où il ne fait pas bon être une femme.

 

Déjà plus de 400 femmes assassinées (sans compter les disparues).

 

Nous sommes en 2010, et l’impunité reste de mise avec la corruption dans cette zone de non droit, où transite la cocaïne principalement colombienne pour les consommateurs des USA.

 

Peggy Adam, illustratrice et auteur de bande dessinée, tombe sur un rapport d’Amnesty sur les disparues de Ciudad Juarez, elle reste atterrée et décide de créer une BD « Luchadoras » en 2006 (édité chez Atrabile). Son personnage centrale est Alma victime de la violence ordinaire machiste qui tombe amoureuse d’un touriste français Jean. L’histoire est relativement courte mais arrive à résumer de manière assez globale l’horreur de la situation des femmes à Juarez.

 

Nous sommes en 2010, Felipe Calderon le président mexicain a commencé une offensive militaire depuis deux ans contre les narco-trafiquants. Depuis 2008, la guerre faite aux cartels est sans pitié et s’est soldée par la mort de plus de 5000 personnes. Chaque jour à Ciudad Juarez, entre 8 et 15 personnes sont assassinées, pour cette dénommée guerre contre le trafic de drogues. Et ces statistiques horribles font aussi passer au second plan, la violence faite aux femmes, de ses plus de 400 cadavres féminins (encore une fois sans compter la quantité terrifiante de disparues) qui restent sans coupable.

 

Qui sont les coupables ? Qui sont les responsables de ce que la vie des femmes ne vaille rien ? Ils sont nombreux les coupables, multiples, et bénéficient de faveurs sous forme de silence tacite. On peut désigner des éléments de la police ou autres autorités, les grands noms locaux, les gangs, la violence domestique, la violence ordinaire, tous sont responsables, tous, mais aussi ces divers gouvernements qui sont complices de cette impunité depuis 1993.

 

Pourtant depuis 17 ans, les médias, le cinéma, et autres supports artistiques tel que la littérature, se sont unis pour dénoncer l’horreur. En 2005 j’avais lu un thriller sur le sujet, particulièrement bouleversant écrit par Maud Tabachnik « J’ai regardé le diable en face ». C’était en 2005 que je l’ai lu, on est en 2010, rien n’a bougé…

 

Merci à Peggy Adam pour raviver la mémoire de ses victimes oubliées, merci pour ce qu’elle appelle modestement sa petite contribution. Et aujourd'hui je voulais aussi tirer mon chapeau à Judith Torrea et à sa sacrée paire de couilles, cette journaliste indépendante qui officie à Ciudad Juarez, chaque jour au péril de sa vie pour dénoncer encore et encore l’horreur qui s’y est globalisée. Si tu parles espagnol va jeter un œil à son blog. Vraiment Judith tu as une sacrée paire de couilles. (j’arrête d’utiliser le mot couille, car sinon cher lecteur de l’ombre tu vas croire que mon corps est squatté par Jean Marie Bigard).

 

Aujourd’hui pour une fois je serai minimaliste, je ne rajouterai rien, car il n’y a rien à rajouter, je ne citerai que Woody Allen : « Si Dieu existe j’espère qu’il a une bonne excuse ».

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 09:28


 

Ma circoncision

 

 

 

« Ma circoncision, l’aventure extraordinaire du zizi de Riad Sattouf dans les années 80 en Syrie. »

 

Riad Sattouf est un homme très, très drôle, qui a l’indécence d’être né en 1978 comme moi et de déjà accumuler les succès : rien pour cette année 2010 le césar du meilleur premier film pour « Les beaux gosses », et à Angoulême le fauve d’or du meilleur album BD pour « Plus fort que les forts » une autre aventure de Pascal Brutal dont je t’ai déjà parlé avec une autre BD formidable de sa longue bibliographie « Retour au Collège ».

 

Dans « Ma circoncision » sorti en 2004, Riad raconte un épisode de sa vie dans les années 80, quand il vivait encore en Syrie dans un village perdu où entre autre il joue avec ses cousins à Conan le Barbare. L’année de ses 8 ans, son père lui annonce qu’il sera circoncis d’ici 3 mois, terrorisé de toute évidence par l’idée de circoncision, le petit garçon négocie la promesse d’un goldorak géant pour passer à travers l’épreuve. L’argument de la circoncision, ici, sert à dire plus que l’acte en lui-même. Raconter l’intolérance et l’ignorance de cet endroit isolé où il a grandi, une société musulmane ultra-méga traditionnelle, où l’école est un endroit où on apprend à haïr l’ennemi (Israël entre autre) et où le châtiment corporel est institutionnalisé. Au-delà de l’humour forcément très noir, il y a une violence des mots, la violence d’une réalité qu’a vécue Riad. Je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec "La lamentation du prépuce"- Shalom Auslander. , où là aussi le prépuce sert à dire plus, à dénoncer l’endoctrinement de par les parents ou l’école dans des situations religieuses radicalement opposées, mais qui en définitif aboutisse au même résultat de fanatisme, de délire haineux envers l’autre, et aussi de conditionnement à la violence.

 

Si me tu me le permets mon très cher lecteur de l’ombre, je vais faire une digression que j’en peux plus de la xénophobie et intolérance ambiante, où comment j’ai failli tuer une vieille :

 

Dernier exemple en date ce groupe Facebook « Apéro géant saucisson et pinard à la Goutte d’Or » témoigne que la stupidité et l’inculture et le beaufisme sont tout aussi dangereux que les déviances des  « ultra » dans la religion, bon maintenant tout le monde sait que derrière cet appel à s’abreuver et manger caloriquement, se dissimulait grossièrement  le groupe d’extrême droite « Bloc identitaire » appuyé par d’autres « identitaires » comme Bruno Larebière et Philippe de Villiers, voilà j’en ai la chair de poule encore et ça me met en colère. Autre exemple, il y a une semaine, ici à Madrid sous une pluie fine et désagréable et glacée qui ressemblait plus à une pluie de bord de Tamise, une manifestation d’appui pour le peuple Palestinien. A ma gauche passe une vieille, avec d’autres vieilles qui sortent très probablement de l’église, bien habillées, la permanente tirant sur le bleu, elle hurle hystérique à la manifestation qui passe que « Viva Espana !!! », et autres merveilles ultra-nationalistes en digne héritière de Franco.

Je t’explique j’ai un souci quand je me mets très en colère, je suis soudainement prise d’une sorte de  syndrome de Tourette, disons que ma bouche se tort et laisse échapper une quantité astronomique de grossièretés et d’insultes. Bon et bien la vieille en a fait les frais, mais vraiment pas assez à mon goût.

 

Je te raconte qu’en ce moment je suis un peu à la bourre (complètement à mort à la bourre), je me galère car tout ce que je lis a une dimension politique où j’y vois une dimension politique, alors je suis en mode Hulk ++, parce que ça fait appel à pleins d’autres idées, d’autres colères, je me disperse beaucoup, et là je me dis que mon article prochain sur Ciudad Juarez, ça va pas être non plus ambiance Tirelipimpon de Carlos.

 

Allez pour détendre l’atmosphère, les statistiques en première page de Grazia, « Sarkozy l’amant rêvé des françaises ».  L’amant rêvé des Françaises… J’aimerais savoir qui on a interrogé, parce que c’est du GRAND n’importe quoi. Allez l’homme politique le plus sexy selon moi ? Je crois que le président brésilien Lula est en tête de liste, je ne sais pas pourquoi mais il a une tête de quelqu’un qui mange pas en piaffant et qui danse bien, et un peu le regard coquinou.

 

Bon allez vraiment pour détendre l’atmosphère, et pour que ce monde soit un peu meilleur, AIMONS NOUS VIVANT, (il fut un temps où j’avais 9 ans et j’étais amoureuse de François Valéry) (je t’ai déjà dit que j’étais une enfant bizarre non ?) (attention les yeux de ta face de la vidéo qui tue sa mère) (estime toi heureux j’ai failli te caller « Je t’aime à l’italienne » de Frédéric François).

 

 

 

 

 

 

Bien à toi mon très cher lecteur de l’ombre, je te laisse en te conseillant plutôt d’aller à un concert de Metallica.

 

 

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 00:00

 

Cadavre exquis

 

 

La séance de rattrapage au sujet de Pénélope Bagieu pour les deux du fond qui suivent pas, c’est par et par .

 

Joséphine l’héroïne des autres BD de Pénélope Bagieu, cette Pierre Richard de l’amour, n’a pas grand-chose à voir avec Zoé, si ce n’est qu’elles ont en commun un passif amoureux pourri. Zoé est le personnage principal de « Cadavre exquis ». Elle a une tête avec des yeux de mangas japonais genre comme des yeux de Candy, elle travaille comme hôtesse sur des salons et elle ne supporte plus son boulot de merde (tu liras mon petit bémol à ce sujet que j’ai rangé en PS :). Son mec glande à mort sans ce soucier de sa situation de chômeur, il passe sa journée devant la télé à fumer des pets’ (c’est ce qu’on disait en 1998, je suis peut-être plus à la pointe vocabulairement parlant), il a aussi manifestement en commun avec Eric Zemmour un certain dédain des tâches ménagères. L’affiche de Taxi qui trône dans le coin salon est comme qui dirait presque suffisante au portrait de l’homme en question. Aussi il mange des cordons bleus en ronchonnant devant Confessions Intimes ou un truc dans le style, des fois il zappe et c’est du foot, et oh scandale il garde ses chaussettes au lit, bref LE mec de nos rêves quoi.

 

Quand un beau jour, en pause déjeuner à l’arrache sur un banc où Zoé s’empiffre de taboulé prestige, elle aperçoit un homme qui l’observe derrière les rideaux de son appartement.

 

Et disons que c’est le début d’une étrange histoire, d’amour aussi, entre Thomas Rocher un écrivain aussi célèbre que Marc Lévy, qui cache un secret pour le moins surprenant à la hauteur d’un égo pas mal surdimensionné.

 

Globalement c’est le monde de l’édition qui en prend un peu pour son grade dans cette BD, il y aussi pleins de petits clins d’œil à la littérature qui sont sympathiques. (A toi de les démasquer petit renard futé de lecteur de l’ombre).

 

J’aime sa façon de dessiner, de glisser des détails très drôles qu’il faut avoir lu au moins trois fois la BD pour les noter (genre les chaussons Omer Simpson de Thomas Rocher, qui quand j’y pense collent moyen avec le personnage, c’est un peu comme si Carla Bruni dormait dans un pyjama en pilou Bob l’éponge, mais bon…).

 

Il y a quelques « mouais »,  comme quand Zoé laisse la porte des toilettes ouvertes pour pouvoir papoter avec ce mec, l’auteur, qu’elle ne connaît absolument pas au départ, mais ça c’est peut-être mon côté prout-prout carthésien qui parle (et qui parle pas souvent). La fin est je trouve aussi un peu précipitée, mais bon l’ensemble est plutôt très réussi.

 

Je ne t’en dirais pas plus car je suis le genre à me douver dans des bourdes de spoiler. (J’ai spoilé la fin de la quatrième saison de Dexter sur  Facebook  sans le vouloir). (Autant dire que ma tête est mise à prix).

 

Pénélope Bagieu a une grosse culture, particulièrement éclectique, donc le minimum qu’on puisse attendre d’elle c’est d’être surpris, d’être agréablement surpris. Moi je continuerai d’être cliente de Mademoiselle Bagieu car elle est capable de beaucoup.

 

Je te conseille d’aller jeter un coup d’œil à ses coup de cœur BD, je la trouve souvent de bon conseil, c’est entre autre grâce à elle que j’ai découvert Guy Delisle.

 

Enfin, j’aurais adoré te glisser une présentation de « Cadavre exquis » par Vaness La Bombass, celle qui pose comme Keira Knightkey en sauf pas anorexique, et qui a des origines vosgiennes (encore un site sur lequel je glande). Mais elle n’a fait pour le moment qu’un pitch de Joséphine le tome 2, celui qui vient après le tome 1. Grosses phrases cultes en perspective de cette fille qui est de (très) loin une prescriptrice de mode, et de près une fille délicieusement cinglée :

 

«  J’ai jamais eu un mec, si un, qui a accepté la mycose »

«  Il a une femme, mais il veut quand même la garder (Joséphine) pour les soirées d’hiver quoi… »

« Un homme jeune, un breubiou quoi » (je ne suis pas certaine de l’orthographe de breubiou)

«  Je te laisse, j’ai mes pâtes sur le feu »

 

 

 

 

 

Donc petit bémol en PS: Moi aussi il fut un temps où être hôtesse était un apport capital non négligeable, d’ailleurs je sais bien que par exemple on ne m’aurait pas recruté pour être hôtesse au salon de l’automobile, car en général ce sont des presque-mannequins qu’on prend pour ce genre de boulot.

Je sais qu’il est plus facile de trouver des missions comme hôtesse (animatrice) en hypermarché où par exemple je devais faire découvrir le nouveau parfum de la marque Harley Davidson (je confirme que ça schlingue), et donc autant dire que les gens me jetaient des patates. Mais encore des trucs comme déguisée en groom mal déguisé et faire jouer des clients pressés à l’entrée d’un triste supermarché de province au  jeu de la roue de la fortune (roue qui se cassait la gueule une fois sur deux) et que dans le meilleur des cas les clients pressés gagnaient un fer à repasser, et là encore autant dire que les gens me jetaient des patates. Alors même Zoé déguisée en morceau de gruyère au salon du fromage reste une privilégiée dans le monde de l’hôtesse. C’est tout ce que je voulais rajouter. C’était mon bémol.

 

RE – PS : C’est « Cadeau » pour toi mon très cher lecteur de l’ombre, je te gâte, et voici un magnifique fond d’écran d’inspiration équestre pour toi. T’es t’y pas content ?!!

 

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 10:08

  Crónicas birmanas

 

 

J'ai emprunté ce livre à l'une des bibliothèques de Madrid. Je déteste emprunter des livres aux bibliothèques. Je suis une sorte de peste matérialiste qui adore garder à vie ses bouquins, les chouchouter, leur préparer des ratatouilles confites, leur chanter des chansons de Calamaro, leur offrir des boîtes de pyrénéens (et pas qu'à Noël, non non) ,...

 

Mais bon disons que face à un budget-bouquin inexistant (euphémisme de " grosse dèche"), le coeur en peine, je me suis rendue à la bibliothèque, où on m'a fait une carte en 1 minute et 12 secondes. Là-bas les gens m'ont regardé méchant car ma progéniture s'était brutalement transformée en sorte de Chucky la poupée sanguinaire, et elle courait comme un rottweiller enragé entre les rayons de la bibliothèque, avec des gens qui faisait "chuuuutt" de leur regard noir, genre regard Charles Manson. Face à la menace, je me suis transformée en Flèche des Indestructibles pour choisir deux livres à l'arrache dont "Cronicas Birmanas" qu'il n'y a pas besoin d'avoir fait espagnol LV2 pour savoir ce que ça veut dire.

 

Re-voici donc Guy Delisle, qui après ses bd-carnets de voyage à "Pyongyang" et "Shenzhen", réitère avec "Chroniques Birmanes". Cette fois-ci il n'y est pas envoyé en tant que superviseur de studios d'animation sinon qu'il accompagne sa conjointe qui travaille pour MSF (médecins sans frontières) envoyée en mission dans ce pays qu'on appelle plus Birmanie, mais Myanmar depuis 1989. Autre changement pour Guy Delisle mis à part qu’il ne part pas en tant que professionnel, il est désormais papa de Louis un tout petit bonhomme, un bébé quoi.

 

Donc encore une destination où le surréalisme règne. Encore une destination où la population vit anémiée par la junte militaire, une population prise en otage de la folie de plusieurs généraux militaires qui se livrent une lutte interne pour s'asseoir en solo sur le pouvoir, depuis que le Dictateur Ne Win ait été assigné à résidence en 1988 après avoir dirigé d'une main de fer le pays depuis le coup d'état militaire de 1962. Mais voilà c'est la même merde depuis, avec un semblant de relâchement en 1990, une mascarade de semblant de relâchement, où sont autorisées des élections libres remportées à plus de 80% (80%!!!!!!!!) par le NLD (national league for democracy), le parti de la si tristement célèbre Aung San Suu Kyi, celle qui a sa tête en photo (entre autre) sur des t-shirt de Jane Birkin. Bien évidemment ces élections seront ignorées, et la suite on la sait c'est cette frêle mais courageuse femme résignée, mais assignée (elle aussi) à résidence et donc condamnée au silence. 

 

Cette bd est plus dense que les précédentes, parce que l'expérience de Guy Delisle s'étale je crois sur un an, ce qui fait qu'il a beaucoup à dire, des choses insignifiantes, et des choses terrifiantes aussi sur ce pays. Certes on pourra reprocher à Guy Delisle d'être un peu léger parfois, mais rien que d'effleurer du doigt (du crayon en ce qui le concerne) le pire, le suggérer, c'est nous rappeler que la Birmanie est aussi et encore un endroit hostile à la liberté et aux droits même fondamentaux de l'homme. Je suis aussi sensible à son humour, assez minimaliste je te l'accorde, mais moi il me fait bien marré. Je suis assez bon public, j'admets, mais mon humour s'arrête quand même quand Jean-Marie Bigard ouvre la bouche. Voilà pour t'indiquer les limites de ma sensibilité humoristique, bon la blague de la chauve-souris m'a un peu fait ricaner quand même. Un peu... Un tout petit peu...

 

Bon bref encore une très bonne BD.

 

Mais je ne vais pas te lâcher comme çà, tant qu’on en est dans les dictatures, je vais te secouer ta partie émotive. A deux pas du début du mondial de foot, je voulais juste te signifier mon indignation quand au FC de Barcelona, le Barça quoi, qui a fait des affaires plus que juteuses avec Gulnara Karimova la fille de son dictateur de papa, le président de l'Ouzbékistan, qui est certainement une tyrannie qui n'a rien à envier à la Birmanie et à la Corée du Nord. Mais avec la différence que l'on sait que l'esclavagisme des enfants en Ouzbékistan est une pratique commune, dans les champs de cotons notamment, la torture y est systématique, et pour te donner une idée (désolée si tu es en train de manger)  l'ex ambassadeur britannique avait exigé l'autopsie de deux victimes du régime, autopsie qui avait conclue que les deux victimes avaient été bouillies vivantes (bouillies oui monsieur). Au sujet du Barça, l'ex ambassadeur rajoute " Je suis horrifiée c'est comme si ils s'étaient associés à Adolph Hitler..". Voilà c'était un petit coup de gueule pré-mondial de football que je ne trouve pas hors-sujet, je pense d'ailleurs que si Guy Delisle est envoyé par hasard en Ouzbékistan en tant que superviseur de studio d'animation, il va pouvoir nous ramener une bd-carnet de voyage croustillant aussi. Tristement croustillant.

   

Je vais quand même te laisser mon cher lecteur de l’ombre sur une note plus humoristique et plus légère, avec la grande et immense Leslie Plée qui a des petits soucis avec son chat (par ici) (hihihi). J'ai eu un chat fils de p... comme çà, son plaisir maximum c'était de faire comme si il était content des caresses qu'on lui faisait, et soudain sans que tu t'y attendes il te saquait la main (au mieux) et fuyait telle une ombre (il s'appelait "Shadow" pas pour rien). Au loin on entendait son ricanement maléfique qui ressemblait à un truc genre entre Dracula et Dr Mad (mais en crédible)...

 

Ci-joint une vidéo de chat fils de p... qui n’est pas mon défunt chat, car lui avant de mourir il a brûlé toutes les vidéos et photos le concernant en même temps que mes cassettes VHS de Beverly Hills.

 

 

PS/ bordel de bordel, je m'étais promis de faire court cette fois...

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:33

Pyongyang



Bienvenue en Corée du Nord, grosse destination de rêve.

Après Shenzhen, Guy Delisle réitère en format "bd-carnet de voyage" avec le pays le plus fermé au monde, où il est à nouveau envoyé en 2003 pour son travail en tant que superviseur de studios d'animations. Dans sa valise il emmène un livre, "1984" de Georges Orwell, livre extrêmement de circonstance pour ce pays victime du totalitarisme et de la paranoïa.

 (Très) petit tour d'horizon de Pyongyang, enfin de ce que l'on peut en voir:

Ici les restaurants sont toujours vides, ce qui est pratique t'as pas besoin de réserver.  Aussi les Nord-Coréens aiment faire du sport en groupe, ce qui est très convivial...



Dans ce pays on est plus que préparé à la guerre, (4ème armée du monde), car l'ennemi est partout, l'ennemi en chef étant les  nord- américains, mais plus amplement les capitalistes ou autres impérialistes. Le métro fait aussi office de refuge nucléaire, ce qui est bien normal quand on se sait autant d'ennemis et prédateurs, le sol est en marbre, l'illumination est impressionnante, c'est genre un mélange de Versailles et de Las Vegas. Par contre on ne sait pas si toutes les stations sont identiques puisque les étrangers ne peuvent visiter que deux stations. Ah et d'ailleurs l'étranger est sommé de se déplacer en présence d'un guide-traducteur qui contrôle les visites, car il ne faudrait pas que l'on voit ce visage, ce vrai visage de la Corée du Nord, celui aussi de la famine et de la misère la plus absolue. 

On reste perplexe et terrifiée quand on lit cette BD, car si l'on sait que ce pays n'est pas Ibiza ou Mykonos, on apprend encore plus de la face visible d'une face cachée d'un pays où le culte de la personnalité n'a pas d'antécédents, où le mot dissidence n'a pas de résonnance...

La visite de l'auteur au "musée de l'occupation impérialiste" en dit long sur l'effet de propagande, de manipulation et de paranoïa. On y voit entre autres des peintures à l'huile évoquant la cruauté des nord-américains faisant boire du pétrole aux enfants nord-coréens, clouant des messages anti impérialistes dans les yeux de leur auteurs, ou comment Kim Il Sung tel David Copperfield arrive à déplacer le bourreau vers l'occident, et  faire comprendre à son peuple que grâce à lui ils sont bien au chaud, à l'abri des démons impérialistes et capitalistes...

Guy Delisle nous livre avec son humour à la fois bienveillant et intelligent, un témoignage de la réalité d'un pays ermite absolument surréaliste, un mauvais scénario de science fiction, qui dépasse l'imaginable et l'entendement, d'un peuple otage de la mégalomanie d'un président éternel, Kim IL Sung et de son actuel représentant, son fils, Kim Jong lL, qui ont tout deux un goût évident pour les coupes à la Bart Simpson- laque Elnett.

PS: Je te fais une confidence juste pour toi cher lecteur de l'ombre. Chaque fois que je lis une BD, une BD de qualité comme celle-ci, j'ai un pincement au coeur, dans cette partie de mon corps où j'ai fait le deuil de talents ou de qualités qui ne sont et ne seront jamais miennes. Entre autre savoir dessiner. Je trouve que le dessin est un pouvoir, une arme redoutable, qui se déguise plus facilement sous des traits apparemment plus cléments que l'écriture, mais qui a une puissance presque supérieure. M'énerve de pas savoir dessiner.  
Je dessine comme un vieil alcoolique atteint de parkinson en descente de coc'. Même mon chien dessine mieux. Je crois.

 

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  • J'aime les huîtres. J'ai cabossé ma voiture à cause d'une sotte histoire de gloss. Un jour j'ai été mordue par un berger allemand. Sinon ceci est un blog de livres.
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